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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 21:10
TUNISIE. (Sghaier Ouled Hmed.) - (Poème traduit par Samia Lamine)
TUNISIE. (Sghaier Ouled Hmed.) - (Poème traduit par Samia Lamine)
TUNISIE.

1-

J’ai abandonné la vie...

Et j'ai dit: Vis- là en

Poésie

Et prose

Critique

Et missionnaire

Durant les quatre saisons…

 

 

2-

Une femme

Et ma mère

……………………….

Je n’ai point de... tombe...

Dans l’après…

(Dans l’autre…)

Que  ces sept lettres:

TUNISIE*

 

Poème de Mohamed Sghaier Oulad Hmed traduit de l'arabe par Samia Lamine (05/04/2016)

 

Notes :

-*Dans le texte en arabe, le poète parle de «quatre lettres » car le mot « TUNISIE» en arabe est, en effet, composé de 4 lettres ت و ن س

 

Sur sa page FB, le poète Ahmed Sghaier Ouled Hmed a posté son dernier poème écrit à l’hôpital militaire de Tunis la veille de son décès et le jour de son anniversaire le 4 avril 2016.

 

اخر ما كتبه الصغير اولاد احمد على صفحته على الفيسبوك يوم 4 افريل 2016:

تونس

 

1-

سلّمتُ في الدُّنيا...

وقلتُ:أ كونُها:

شعرًا

ونثرًا

ناقدًا

ومُبشّرًا

...طولَ الفصولِ الأربعهْ

 

-2

أنْثَى

وأمّي

...........................

ليس لي .... قبْرٌ

في المــَا-بعْدُ

(في الأُخْرى)

سوى هذي الحُروفِ الأربعهْ:

تونس

 

المستشفى العسكري

4- 4 – 2016

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 19:09
"Je suis une pute"- Baran Milan. (Traduction: Samia Lamine.)
"Je suis une pute"- Baran Milan. (Traduction: Samia Lamine.)
"Je suis une pute"- Baran Milan. (Traduction: Samia Lamine.)

L’honneur de mon mari agonise entre mes cuisses.

Et chaque jour, je sombre dans la débauche encore plus.

Chaque jour, en moi, quelque féminité meurt.

Chaque jour, une femme de ma progéniture est tuée avec le poignard de l’honneur.

Tuez- moi à la place de toutes les femmes du monde !

Tuez- moi !

J’ai fait l’amour avec tout ce qui existe dans ce monde.

 

Depuis des années, je fais l’amour avec les chagrins du pain.

Je fais l’amour avec l’exil,

Ton fusil, ta tranchée, ton errance,

Je fais l’amour avec tes blessures,

La crasse de tes vêtements

Et la cuisine.

Je fais l’amour avec le crayon

Et mon recueil de poésie...

Des rêves que j’écris

Loin de tes yeux.

Je fais l’amour avec toi que je n’aime pas.

Tu ne trouveras point de plus débauchée que moi !

Je fais l’amour avec les roses du désespoir, le parfum du jardin

Et la solitude, et le balai, et la cheminée, et la tasse de thé.

.

Donc, signe !

Rends- moi service… Signe ici !

Pardon !! Signe là !

 

Le 25 novembre

C’est le jour le plus comique de toutes les journées.

 

Signe, donc, au nom du Cheickh de la «Tarika »!

Signe au nom du prophète !!

 

La religion m’a lapidée

Et le sacré m’a emmagasinée dans son sac.

Et quand bien même, ils me tuent… Avant qu’il ne soit tard !

Il y a toujours un poignard qui vise mon cou et chaque jour, un marteau s’abat sur ma tête.

Et chaque jour, l’honneur me tue.

Et chaque jour, les moustiques me flagellent.

Ne suis- je pas la plus grande prostituée de nos jours ?

 

Il ne reste plus rien à ta dignité… tellement je suis réstée seule dans le lit

Et tellement j’ai étreint une obsession d’amour que je t’ai arrachée.

Et j’ai tellement enduré les fardeaux sur les frontières que mon étreinte n’est plus seulement pour toi.

Tu n’as plus d’honneur… même si tu me tuais tous les jours !

Et je suis toujours voilée et  je suis si enveloppée que je ne vois plus la beauté… pas même en rêve !

 

Moi, je deviens, chaque jour, encore plus débauchée.

Je suis la pute de chaque jour.

J’ai fait l’amour avec les peines du bébé et son biberon,

J’ai fait l'amour avec la crosse de ton fusil,

Notre avenir obscur,

Et notre exil.

J’ai fait l'amour avec le cartable vide de mon élève.

J’ai fait l'amour avec les douleurs, les blessures

Et les plaintes

J’ai fait l’amour avec le rêve de bonheur et de joie.

Alors, tue- moi !

Il n’y pas de point de plus débauchée que moi.

Tu ne trouveras point de plus débauchée que la kurde.

Regarde mes yeux éreintés !

Vois mon regard !

Et… tu découvriras seul combien ton faible honneur est faux !

 

Moi,  je suis lasse…

Je suis lasse de ton pseudo honneur…

Lasse …

Lasse…

Lasse…

Baran Milan est le pseudo d'anonymat de la poétesse Manijeh Mimorki.

Traduction de Samia LAMINE. ( 2015)

ابط النص الفارسي و العربي: شعر بران ميلان- "من فاحشه ام"-//"انا قحبة" ترجمه من الفارسية الى العربية محمد كشكولي// 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:39
اراك عصي الدمع- ابو فراس الحمداني- Je te vois insubordonné aux larmes. (Abou Firas Al Hemdani)

Poème d'Abou Firas Al Hemdani- Traduit de l'arabe par Samia Lamine.

(Extrait chanté par Om Kathoum. voir la vidéo et texte original ci- dessous.)

 

 

Je te vois insubordonné aux larmes ; La patience... ta qualité.

L’amour, n’aurait- il, sur toi, ni interdiction ni commandement?

Mais si! J’ai tant de désirs et tant de tourments.

Mais, des hommes comme moi, divulgue t-on le secret? 

 

Quand la nuit m’étreint,  les bras de la passion s'étendent

Et mes larmes pourtant si orgueilleuses cèdent... 

Et les flammes sont près d’embraser mes côtes,

Tant attisées par la passion et les souvenirs,

 

Prometteuse d’une union qui attendrait ma mort.

Qu’il ne pleuve plus, si je dois mourir de soif !!!

J’étais fidèle. Mais, humiliante est la fidélité

A une belle dans le quartier dont la qualité est la trahison!

 

Sage mais la fraîcheur de sa jeunesse l’excite

Tant que parfois, elle galope comme galoperait une jument

Elle me demande qui je suis pourtant elle me connait.

Mais est- ce qu'est inconnu qui est de mon rang ?

Et je lui dis comme elle le voulait et le voulut, pour elle, l’amour :

« Je suis celui que tu as assassiné. » Elle répondit : « Lequel ? Ils sont nombreux. »

Et j’ai considéré mon sort et n’y ai point vu de salut.

Si la séparation m'a fait oublié, l’abandon m’a épuisé.

Elle dit : « Le temps, après Nous, t’a malmené! »

Alors, je lui dis : « Nom de Dieu mais pas du tout! Plutôt toi que le temps ! »

 

Je te vois insubordonné aux larmes ; La patience... ta qualité.

L’amour, n’aurait- il ni interdiction, sur toi, ni commandement?

 

L'extrait en arabe:


أراك عصي الدمع شيمتـك الصبـر

 

راك عصى الدمع شيمتك الصبر

أما للهوى نهي عليك ولا أمر

نعم أنا مشتاق وعندى لوعة

ولكن مثلى لا يذاع له سر

 

إذا الليل أضواني بسطت يد الهوى

وأذللت دمعا من خلائقه الكبر

تكاد تضئ النار بين جوانحي

إذا هي أذكتها الصبابة والفكر

 

معللتي بالوصل والموت دونه

إذا مت ظمآنا فلا نزل القطر

وفيتُ وفى بعض الوفاء مذلة

لفاتنة فى الحى شيمتها الغدر

تسائلنى من أنت وهى عليمة

وهل لمن مثلي على حاله نكر

فقلت كما شاءت وشاء لها الهوى

قتيلك قالت أيهم فهم كُثرُ

وقلّبتُ أمرى لا أرى لي راحة

إذا البين أنساني ألح بي الهجر

وقالت لقد أذرى بك الدهر بعدنا

فقلت معاذ الله بل أنت لا الدهر

 

أراك عصى الدمع شيمتك الصبر

أما للهوى نهى عليك ولا أمر

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 20:57

chabbi-copie-1.jpg                                                                                         http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/revolution+tunisienne.jpg

«- Quand, un jour, le peuple veut vivre
Forcément, le destin lui obéit
Et forcément, la nuit se dissipe
Et forcément, les chaines se brisent…


Et… celui qui n’est pas attaché à la vie
S’évapore dans l’atmosphère et y sera englouti ;
Malheur, donc, à celui que la vie n’exalte pas :
Au coup du victorieux néant, il n’échappera pas.»
Ainsi, me dirent les êtres
Et me parla leur âme cachée.


Et le vent maugréa entre les vallons,
Sous les arbres et sur les monts:
« -Quand je tends vers un but
J’enfourche l’espérance et oublie toute prudence.
Et je n’évite ni les montées scabreuses
Ni les boules de flammes embrasées…
Celui qui n’aime pas grimper les montagnes
Vivra éternellement entre les fossés ».


Alors, le sang de la jeunesse tourbillonna dans mon cœur
Et dans ma poitrine, des vents nouveaux hurlèrent
Et je me mis à écouter le grondement du tonnerre
Et la mélodie des vents et le bruit de la pluie
Et la terre me dit, quand je lui avais demandé :
« -Oh, mère ! Est-ce que tu hais l’humanité ? »
« -Je bénis, parmi les hommes, les ambitieux
Et ceux qui aiment affronter les dangers
Et je maudis ceux qui ne se conforment pas au temps
Et se suffisent de vivre la vie… la vie des pierres.
Ainsi est l’univers .Vivant. Il aime la vie
Et méprise le mort quel que soit son rang…
Ni l’horizon n’accueille les oiseaux morts
Ni les abeilles ne lèchent les fleurs fanées.
Et sans la tendresse maternelle de mon cœur,
Les tombes n’accueilleraient  jamais les morts.
Malheur, donc, à celui que la vie n’exalte pas,
Au coup du victorieux néant, il n’échappera pas».


Et un soir d’automne,
La nuit était épuisée par le chagrin et l’ennui,
J’étais enivré tant les étoiles brillaient
Et j’ai chanté à la tristesse tant qu’elle s’est  enivrée
Et j’ai demandé à l’obscurité :
« -Est-ce que tu peux ressusciter
Ce qui est par le printemps fané? »


Mais les lèvres de la nuit ne répondirent pas
Et les nymphes de l’aube ne chantèrent pas.
Et les bois me dirent avec une douceur
Aussi admirable que les vibrations des cordes :
« -L’hiver arrive, l’hiver embrumé,
L’hiver de la neige… l’hiver de la pluie.
Alors, s’éteint la magie… la magie des branches,
La magie des fleurs, la magie des fruits
Et la magie de la belle et douce nuit
Et la magie des prairies exquises et embaumées.
Et tombent les branches et leurs feuilles
Et les fleurs d’un temps tendre et aimé.
Et le vent les emporte dans tous les fleuves
Et le courant les enterre où qu’il passe.
Et tout s’éclipse comme un beau rêve
Qui illumine un cœur et puis, disparait.
Et …persiste la semence, qui porte
Les réserves d’un bel âge évanoui
Et le souvenir des saisons et le songe d’une vie
Et les troupes dispersées des fantômes d’une vie…
Enlaçant, sous la brume,
Sous la neige et sous la pluie,
La douceur d’une vie qui jamais n’ennuie
Et le cœur du printemps doux et parfumé…
Et rêvant des chants des oiseaux
Et de la fragrance des fleurs et du goût des fruits.


Et …le temps passe… et… des douleurs naissent
Et des douleurs périssent et puis d’autres renaissent.
Et ses rêves deviennent une réalité
Parée du mystère de l’aube.
Et elle demande : -Où est la brume du matin ?
Et la magie de la nuit ? Et le clair de la lune ?
Et l’essaim des élégants papillons ?
Et les abeilles qui chantent ? Et les nuages qui passent?
Et où sont les rayons et les êtres ?
Et où est la vie que j’attends?
Que j’ai soif de la lumière au-dessus des branches !
Que j’ai soif de l’ombre sous les arbres !
Que j’ai soif de la fontaine, entre les prairies,
Dansant et chantant entre les fleurs !
Que j’ai soif des chants des oiseaux,
Des murmures de la brise et de la mélodie de la pluie !
Que j’ai soif de l’univers ! Mais où est l’existence ?
Mais quand verrai-je le monde auquel j’aspire ?
Tel est l’univers… il est derrière la torpeur de l’inertie
Et à l’horizon du grand réveil. »


Et il ne fallut que le temps d’un battement d’ailes
Pour que son désir  grandît et triomphât.
Alors, la terre se fendit
Et révéla l’univers en sa plus belle image :
Et vint le printemps avec ses mélodies
Et ses rêves et sa jeunesse embaumée.
Il posa sur ses lèvres des baisers
Qui ravivent la jeunesse perdue
Et lui dit : « - On t’a donné la vie
Et tu es éternisée grâce à ta progéniture épargnée.
Et la lumière t’a bénite… Accueille donc
La jeunesse de la vie et la fertilité de l’âge.
Celui dont les rêves adorent la lumière,
Est bénit où qu’il paraisse.
A toi l’espace et à toi l’univers et la lumière
A toi la terre rêveuse et prospère !
A toi la beauté qui éternise !
A toi l’existence fraîche et immense !
Gambade à travers les champs
Avec les doux fruits et les plus belles fleurs.
Et confie-toi à la brise et confie-toi aux nuages !
Et confie-toi aux étoiles et confie-toi à la lune
Et confie-toi à la vie et à ses passions
Et à la beauté de cette superbe existence ! »

 

 La nuit laissa transparaître une beauté profonde
Qui rafraîchit l’imagination et ranime l’esprit…
Et l’univers baigna dans une étrange magie
Que gère un grand magicien.
Et… s’allumèrent les bougies des éclatantes étoiles
Et s’évapora l’encens… l’encens des fleurs.
Et une âme d’une étrange beauté
Ayant des ailes de clair de lune se mit à frémir.
Et … retentit l’hymne sacré de la vie
Dans un temple rêveur et envoûtant.
Et il annonça dans l’univers que l’ambition
Est la flamme de la vie et de la fortune
Et que si les cœurs aspirent à la vie
Forcément, le destin leur obéit.


 Abou Kacem Chebbi « Les Chants de La Vie » 1934.


Poème traduit par Samia Lamine publié p108, dans mon recueil "Dabka jusqu'à l'aube" (2013).

 
Lire la suite sur:http://poesis.fr/content/la-volont%C3%A9-de-vivre-abou-kacem-chebbi-traduction-de-samia-lamine-0© poesis.fr

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:58

 

 

Poème de Jabraan chanté par Fairouz et traduit par Samia Lamine ( Vidéo sous-titrée)http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f7/Fairuz_in_btd_concert_2001.jpg/220px-Fairuz_in_btd_concert_2001.jpg

رحلة عبر جمال الوجود و الروح مع أجمل ماغنّت فيروز...
Un voyage à travers la beauté de l'existence et de l'âme avec une des plus belles chansons de Fairouz.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:15

   couvchabbi.jpg

La volonté de vivre (Extrait, dernière partie)

 

Et il ne fallut que le temps d’un battement d’ailes 

Pour que son désir grandît et triomphât. 

Alors, la terre se fendit 

Et révéla l’univers en sa plus belle image : 

Et vint le printemps avec ses mélodies 

Et ses rêves et sa jeunesse embaumée. 

Il posa sur ses lèvres des baisers 

Qui ravivent la jeunesse perdue 

Et lui dit : «-On t’a donné la vie 

Et tu es éternisée grâce à ta progéniture épargnée. 

Et la lumière t’a bénite… Accueille donc 

La jeunesse de la vie et la fertilité de l’âge. 

Celui dont les rêves adorent la lumière, 

Est bénit où qu’il paraisse. 

A toi l’espace et à toi l’univers et la lumière ! 

A toi la terre rêveuse et prospère ! 

A toi la beauté qui éternise ! 

A toi l’existence fraiche et immense ! 

Gambade à travers les champs 

Avec les doux fruits et les plus belles fleurs. 

Et confie-toi à la brise et confie-toi aux nuages ! 

Et confie-toi aux étoiles et confie-toi à la lune 

Et confie-toi à la vie et à ses passions 

Et à la beauté de cette superbe existence ! » 

 

Soudain, la nuit laissa transparaitre une beauté profonde 

Qui rafraichit l’imagination et ranime l’esprit… 

Et l’univers baigna dans une étrange magie 

Que gère un grand magicien...

Et… s’allumèrent les bougies des éclatantes étoiles 

Et s’évapora l’encens… l’encens des fleurs. 

Et une âme d’une étrange beauté 

Ayant des ailes de clair de lune se mit à frémir. 

Et … retentit l’hymne sacré de la vie 

Dans un temple rêveur et envoûtant. 

Et il annonça dans l’univers que l’ambition 

Est la flamme de la vie et de la fortune 

Et que si les coeurs aspirent à la vie 

Forcément, le destin leur obéit. 

 

Samia Lamine.    

 

Extrait de mon recueil "Dabka jusqu' à l'aube" paru en janvier 2013.

 

Lien vers le poème dans sa version complète:

 

http://www.poesis.fr/content/la-volont%C3%A9-de-vivre-abou-kacem-chebbi-traduction-de-samia-lamine

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:00

REVOLTE- TOI!

 nizarkabani-copie-1

 

 

 

Ce poème est extrait du recueil de Nizar Kabani "Journal d'une femme indifférente". Dans cette oeuvre écrite en 1968, après la défaite de 1967 (La Naksa), le poète exprime sa révolte et sa colère contre l'orient de la supersition et de l'ignorance ... contre un orient paralysé et menacé de mort... un orient où la femme chosifiée est captive, déconsidérée, marginalisée et écartée. Ainsi, dans ce poème, toujours d'actualité étant le contexte des révolutions et surtout vu la contre-révolution qui menace les acquis de la femme depuis le XIX siècle, il appelle la femme à se révolter pour qu'elle puisse contribuer avec les hommes libres au développement et au combat contre tout ce qui freine le progrès de la société, la liberté et la libération de l'orient assujetti par ses dictateurs, les forces rétrogrades arabes, les impérialistes et les sionistes.

Samia Lamine

ثوري


ثورى....احبك ان تثورى

ثورى على شرق السبايا

و التكايا ...والبخور

ثورى على التاريخ

وانتصرى على الوهم الكبير

لاترهبى أحدا فإن

الشمس مقبرة النسور

ثورى على شرق

يراك وليمة فوق السرير

(1968 -يوميات إمرأة لا مبالية-) 

نزار قباني

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:00

 

 

La nuit est tombée…  

 

La nuit est tombée et dans le vêtement du silence se réfugient les rêveries.

La pleine lune apparait.. et la lune... la lune a des yeux qui guettent les jours.

 

Alors,  viens, oh fille du champ ! Allons visiter le vignoble des amoureux.

Peut-être pourrions-nous éteindre avec ce jus la flamme des passions.

 

Ecoute le rossignol... à travers les champs, il verse les mélodies

Dans un espace où les collines exhalent la brise du basilic.

 

N’aie pas peur… oh ma jeune fille ! Les étoiles sont discrètes

Et le brouillard de la nuit dans ces vignobles voile les secrets.

 

Non! n’aie pas peur…  La mariée du djinn dans  sa cave envoutée

Somnole, ivre, et est près d’échapper aux beaux yeux.

 

Et si le roi des djinns passait, il partirait car l’amour le dissuadera:

Il est, comme moi, amoureux ; comment peut-il révéler ce qui le fait souffrir ?

 

Poème de Jabraan Khalil Jabraan (1967).

Traduction: Samia Lamine.

Musique: Mohamed Abdelwahab.

makam:kord

      سكن الليل.

 

سكن الليل وفي ثوب السكون تختبي الاحلا    

وسعى البدر وللبدر عيون ترصد الايام    

 

فتعالي يا أبنة الحقل نزور كرمة العشاق

علنا نطفي بذياك العصير حرقة الاشواق

 

اسمعي البلبل ما بين الحقول يسكب الالحان    

في فضاء نفخت فيه التلوت نسمة الريحان

 

لاتخافي يا فتاتي فالنجوم تكتم الاخبار    

وضباب الليل في تلك الكروم يحجب الاسرار

 

لا تخافي فعروس الجن في كهفها المسحور

هجعت سكرى وكادت تختفي عن عيون الحور

 

ومليك الجن ان مر يروح والهوى يثنيه  

فهو مثلي عاشق كيف يبوح بالذي يضنيه

 

 


تاريخ: 1967

كلمات: جبران خليل جبران

الحان: محمد عبدالوهاب

مقام: كرد

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:56
" كلمتي حرة"/ Ma parole est libre- (Amine Al Ghozzi/ Amel Mathlouthi) Traduction: Samia Lamine.

Ma parole est libre…

   

Je suis les hommes libres qui n’ont pas peur

Je suis les secrets qui jamais ne meurent

Je suis la voix de ceux qui ne se sont jamais soumis

Je suis un sens dans l’anarchie

Je suis libre... Et ma parole est libre

 

Je suis le droit des opprimés

Qu’avait ravi les étrangers

Qui ont pillé le blé de notre demeure

Et ont fermé les portes

Au nez de l’effusion des idées...

 

Je suis les hommes libres qui n’ont pas peur

Je suis les secrets qui jamais ne meurent

 

Je suis libre... Et ma parole est libre

Je n’oublie pas le prix du pain…

Et je n’oublie pas le semeur du chagrin

Et je n’oublie pas celui qui a perpétré le malheur...

 

Je suis les hommes libres qui n’ont pas peur

Je suis les secrets qui jamais ne meurent

Je suis un sens dans l'anarchie

Je suis la voix de ceux qui ne se sont jamais soumis

Je suis un sens dans l’anarchie

Je suis libre... Et ma parole est libre

 

Je suis le secret de la rose rouge

Dont  la couleur était adorée durant des années

Dont ils ont enterré l’odeur en une journée

Et... qui est sortie de son voile enflammée

Pour appeler les hommes libres...

 

Je suis les hommes libres qui n’ont pas peur

Je suis les secrets qui jamais ne meurent

Je suis la voix de ceux qui ne se sont jamais soumis

Je suis un sens dans l’anarchie

Je suis libre... Et ma parole est libre

 

Je suis, dans l’ombre, une étoile

Je suis, dans la gorge de l’oppresseur, une épine

Je suis un vent  brûlé par le feu

Je suis l’âme de ceux qui n’ont jamais oublié

Je suis la voix

De ceux qui ne sont pas morts

Je suis la voix

Qui transformera le fer en argile

Qui construira un nouvel  amour

Qui deviendra des oiseaux…

Qui deviendra des pluies…

Qui deviendra  des fleurs…

Qui deviendra des maisons...

 

Je suis tous les hommes libres du monde

Une...

Je suis…

Je suis…

Une des cartouches…

 

 

Paroles: Amine Ghozzi : " كلمتي حرة "

Interprétation: Amel Mathlouthi

Traduction de l'arabe: Samia Lamine. 

      (02- 06- 2012)

 

 

Pour lire le texte en arabe:

https://www.facebook.com/notes/amine-alghozzi/%D9%83%D9%84%D9%85%D8%AA%D9%8A-%D8%AD%D8%B1%D9%91%D9%87/341248734952

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:25

Je poste dans cet article ma première création de vidéo. Une expérience très passionnante vue le plaisir que procurent la musique, la poésie, la traduction et la création des vidéos. Mais la beauté de l'expérience ne se limite à la recherche du plaisir, elle grandit en fonction de l'objectif que je me suis assignée en me consacrant à la traduction en français de la poésie arabe en général et de la poésie chantée en particulier: faire connaitre notre artet nos artistes, notre culture, nos causes.... 

 

 

Pour lire le texte original de Mahmoud Darwich et le texte traduit de l'arabe par Samia Lamine, cliquez ce lien: أمي- Ma mère

 

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Présentation

  • : Le blog de SAMIA LAMINE
  • : Mon blog est un miroir... Le reflet de toi, lui, moi… Vous y trouverez mes articles en réaction aux événements de l’actualité… Ma poésie… Des poèmes et chansons traduits de l’arabe… Mes chansons et poèmes célèbres préférés… De l’humour pour rire… mais aussi pour réfléchir... (TOUTE utilisation des articles ou vidéos Youtube de SAMIA LAMINE à des fins commerciales est strictement interdite. ME CONTACTER pour toute AUTORISATION.)
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