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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 08:30

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     ESPACE FUNEBRE.

 


 

1

Dans ma petite maison

Dorment  des rêves 

Et un petit oiseau

Qui ne chante plus


2

Dans un petit  coin

Près de la cheminée

Je regarde des gouttes d’eau couler

 Sur la vitre

Qui pleure l’étoile du matin…

Absente


3

Au bout du boulevard

Les murs nagent  dans le brouillard

Et les passants tout gris

Baillent sous la pluie


4

Au centre de la ville

Des enseignes dansent

Des boutiques désertées

Et des clients sur les trottoirs muets


5

Sur la corniche

La mer appelle le secours

Du  rivage sourd

Puis

Elle s’épuise dans le silence

De la nuit

Et

Elle s’évanouit


6

Sur l’autoroute

Un chauffard ferme les yeux

… …

Il n’arrive pas à destination

Et ne revoit plus ses enfants


7

Dans le désert  sans sable,

Un voyageur sans bosse

Marche vers l’horizon inouï

 De longues journées et  des nuits

... ... 

Assoiffé,

Il  plonge dans l’inconnu infini


8

Dans le ciel de la ville

Résonne la voix de l’imam

Il appelle à la prière du vendredi

… …

La prière de l’absent suit :

A dieu nous sommes et à lui nous retournons.

 

9

Là bas

Me regardent une tombe…

 Vide…  

        Impatiente…           

Un corbillard …

Et  un croque mort

… …

 

OCTOBRE 2010 .  

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 17:00

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                                                            L’AUBE  de SIDI BOUZID .

                       

Qui aurait cru que

Tel un phénix, elle étale ses ailes

Et s’envole dans le ciel ?

 

Qui aurait cru que

Celle qui

Avait les yeux crevés et le ventre vidé

Et qui

Dans la pénombre gisait

Jette ses cendres avant l’envolée illuminée ?

 

Bouzidi*, aujourd’hui,

Ton étincelle a ressuscité les momies

Et  a redonné aux morts la vie

Aujourd’hui, Bouzidi,

Tu es la multitude  embrasée

Elle est ton âme immolée

Elle est ton dos qui ne sait se courber

Elle est  ton genou qui ne sait se plier

 

Bouzidi, désormais,

 Tu es Sidi Bouzid

Tu es tout le sud

 Bouzidi …

Désormais tu es Nous…

Car,

Le je, c’est la multitude

Et la multitude, c’est le je

 Et aujourd’hui,

Dans la multitude des jeux

Le jeu est à nous

 

Oh!  Bouzidi

Oh ! Toi martyr** des va-nu-pieds éclairés

Aujourd’hui,

La flamme de ton âme rebelle

Est l’étincelle de notre aube nouvelle !

 

 

* Bouzidi: Adjectif désignant l'habitant de Sidi Bouzid. C'est la transcription latine de l'adjectif en arabe: بوزيدي

 

 

** Mohamed Bouaziz un jeune cadre diplomé d'informatique choisit l'immolation pour exprimer son désespoir à cause du chômage.Aujourd'hui, il est à l'hopital dans un état grave.

 

 SAMIA LAMINE ( 22 Décembre 2010)

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 15:14

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                  LIERRE AU PRE DORMANT.

 

Les mots pleurent ta mort

Cri enseveli dans le désert murmurant

Aujourd’hui, tu n’es plus qu’un écho muet

D’un amer sanglot aboli

Tu n’es plus que l’écho d’untel au pré dormant...

 

 

Intello…

Aujourd’hui tu n’es plus un tonnerre grondant

Qui fait le champ de blé  chantant

Ta plume n’est plus....qu’un... lierre grimpant.

 

 

Samia Lamine©2010

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 20:41


                                                                                                                                                                                                                  
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RETOUR AU FUTUR.

 

 

Ah si tu savais mon bel oiseau

Toi qui vis loin des  barreaux

Ce qui se passe dans ce monde plein de maux

AH si tu savais ce qui se passe dans notre prison zinzin…

 

Les hamsters ont rongé la candeur

Ont bouleversé l’ordre ont crucifié Omar* et les valeurs…

 

Le corps règne en monarque autoritaire

L’or assiège la république des cœurs

Le vacarme détrône les chants et les pleurs

Et les mots ont inventé un new dictionnaire…

 

Toi, mon bel oiseau, tu vis en paix le bonheur

Tu chantes sans peur et sans douleur…

Dans ton p’tit nid cotonneux

 

Sur nos taudis en béton nauséeux

Tu  nourris tes petits et les inities

 A l’envol dans les vertes prairies.

Et

Quand  ils déploient leurs ailes et s’envolent dans le ciel

Les fleurs étalent leurs pétales et leur sourient

Les nues les prient et les mers à genoux se plient

Le soleil édifie  tisse le verbe et tue la nuit…

Combien avec toi l’univers s’épanouirait

Oh toi dans les plis de l’oubli enterré…

 

Mais les dragons enflammés par la folie

Par la haine des vers et des eaux claires

Arrachent aux arbres leurs feuilles vertes

Sèment les grains dans les rocs du désert

Ecorchent la terre l’agressent la rendent inerte

Egorgent l’air vident les mers et étranglent la vie…

 

Combien de temps nous faudra t-il pour tout recréer 

Pour Insuffler l’âme dans la poussière de l’univers

Combien de temps nous faudra t-il  pour ressusciter les cœurs

Le temps attendu par Ayoub*

Le temps que meure le spectre d’Abou Lahab

Et de sa femme « hammaltou al hatab » ?

 

Qu’importe le temps si c’est pour retrouver les repères !

 

Le ciel la terre et la mer depuis des millénaires

Chantent leur symphonie malgré les éclairs et les tonnerres

Alors,   

Comme le printemps après l’hiver

Comme le soleil après la nuit

Comme l’arc en ciel après la pluie

Comme les exilés à la terre…

Lyre et luth feront résonner leurs accords

Et … plus de délire plus de luttes … Adieu le chambard…

 

 Et… alors…

Les  portes de la verte prairie s’ouvriront…

Et alors nos cœurs y entreront

Ils   y entreront…

Ils   y entreront …

Ils   y entreront…

 « Comme ils y sont entrés la première fois »*

SAMIA LAMINE.


*OMAR IBN KHATTAB: compagnon du prophète Mohamed et  deuxième calife musulman. Il est connu pour sa justice, équité, générosité, bonté etc...

* AYOUB (JOB): prophète connu pour sa patience face aux épreuves de satans..

* Abou Lahab et sa femme "hammalatou al hatab" ( porteuse du bois enflammable): Abou Lahab, oncle du prophète Mohamed, personnage évoqué dans le coran. Avec sa femme, il incarne le méchant voué à l'enfer.

* Les 4 derniers vers sont la traduction de la fin du poème "La langue des tribus" du poète tunisien écrivant en arabe JAMEL SLII.
* Le drenier vers est un verset coranique (sourate Isra 7-17) que répétait souvent le défunt YASSER ARAFAT.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:18

BROUILLARD.jpg







LINCEUL VACILLANT.

 

 

En vain… je rêve…

 

Sur la terrasse vide… je prends un café

Et une dentelle de fumée

 

Le serveur au visage fermé

Tend sa main bleue gelée

 

Dans les rues des cadavres pressés

Errent pensant à l’or envolé

 

Des voitures au klaxon rauque… engrenées

Souffrent la mécanique sous développée

 

Les larmes d’un enfant abandonné affamé

Pleuvent dans le désert d’un cœur épuisé

 

Et que dire de cette mère par le trottoir brulée

De cette barbe grise toute en suée

Et de cet amant trainant les pieds... hébété ?

 

 

Ma langue noue les mots et leurs secrets

Je me lève…Je regarde les palmiers

Et ma flamme vacille…dans le brouillard des allées…

 

En vain… je rêve…

 

SAMIA Lamine.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:43

BOUJAFFAR BY NIGHT.





Promenade nocturne à Boujaffar*.

 



LA,

La corniche endormie et

Le boulevard abandonné

Des bateaux  partant au loin

Vers le noir horizon

Scintillent le phare gardien du port,

Des astres et des réverbères…


 

LA BAS,

Derrière les rideaux baissés

Des mal aimées éveillées

Auprès des dormeurs ronflant

Des veilleurs abasourdis

Devant des écrans animés

Des miroirs pales plissés

Exténués méditant…

 

ET……

 

 Sur le rivage, s’embrassent les amoureux aux yeux étincelants.

   

  • Samia Lamine©2009 



       *Boujaffar est une plage en plein centre de la ville de Sousse appelée La Corniche.

 

 


 

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 17:15





CONTE DE FEES CONTREFAIT.

 

Il était un jour,

La pluie pleurait avec elle

Ses amours perdues.

 

Mais, elle le vit,                  

Défia son sort et sortit...

Et ils s’embrassèrent.

 

Elle était sa reine,

Nul roi, comme lui, n’était:

Un conte de fées!

 

Un soir, qu’ils dormaient,

Il se leva et partit

Sans la regarder.

 

Ereintée des mois,

Elle  enterra ses émois

Perrault et ses rois.

 

Samia Lamine©2009

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 22:24





LE RETOUR AU PAYS NATAL.

Par- delà les murs,
Patrouillent les vautours
Qui séparent les amours
Qui brisent les cœurs.

Par delà les murs,
Enfants, amis et frères
Errent, de ci …de là...
Promis au non retour.

Ame de la terre
Tes plaines sont spoliées
Tes cris sont étranglés
Tes droits, tous, niés.

Mais ta Basboussa*
Egayera, un jour, le festin
Le jour de la awda*
Un jour de Saint Valentin.

Plus d’os concassés
Ni de mères éventrées.
Ni d’enfants assassinés.
Plus d’oliviers arrachés
Plus de sang ni de pierres
Plus de bulldozers ni de fer

Ame de la terre
Tu mettras ta Koufiya
Etendard des amours
Etendard de l’Amour
Loin de tous les murs

Loin de tous les murs.
Unies toutes les amours
Loin de tous les murs.
Loin de tous les murs.



NB : Résolutions votées par l’ONU stipulant le droit de retour : 194, 394, 513, 1965, 2672, 3236, 3628…

*Basboussa : gâteau oriental qu’on trouve dans tous les pays arabes: Afrique du nord et moyen orient.
*« Awda » mot arabe qui signifie "retour"

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:27
LE MESSAGER DE L’ESPOIR.


Danse, danse
Ce soir,
Oh ! Mon sang.
Chante, chante
Ce soir
Oh ! Mon cœur.
Vole, vole
Bel oiseau.

Emporte cette belle fleur
Baume de douceur.
Pose là sur un petit cœur.
Qu’importe sa douleur ?

Emporte cette belle plume
Parole d’un sourire.
Pose la sur un soupir.
Qu’importe son amertume ?

Emporte ces quelques mots
Chant de tant de maux.
Donne-les à des marmots.
Qu’importe leurs fardeaux ?

Envole toi mon petit ami,
Ami des enfants et de la vie.

Assez de disgrâce et de soucis,
Assez de mal et de maladies,
Assez de misères et de malheurs,
Assez de fureur et d’horreurs !

Envole-toi mon petit ami
Va chanter aux grands et aux petits.
Qu’importe Afrique Europe Amérique ou Asie ?
Qu’importe puisque tu vas éclairer des nuits
Obscurcies par une mélancolie ou un tsunami ?

Ce soir, oh ! Mon bel oiseau
Je suis seule mais j’ai si chaud ;
Envole-toi, envole-toi, bel oiseau.
Que le ciel de tout humain devienne beau.

Danse, danse
Ce soir
Oh ! Mon sang.
Chante, chante
Ce soir
Oh ! Mon coeur.
Vole, vole
Ce soir
Bel oiseau.



Samia Lamine © 2008.
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 14:31

                     LA BLESSURE LACTEE DU SEIN CEINT.

 

 

 

Le lait de mon sein ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours dans mes vallées

Pour les enfants ceints, affamés et décharnés

par le siège de l’inhumanité.

 

Le lait de mon sein ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours dans mes vallées

Pour les oliviers, les palmiers déracinés et arrachés

par les bulldozers déchaînés.

 

Le lait de mon sein ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours dans mes vallées

Pour les maisons bombardées et ravagées

Par les rapaces affolés.

 

Le lait de mon sein ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours dans mes vallées

Pour que soit purifié

La boue asphyxiée et terrorisée

par les bombes phosphorées.

 

Le lait de mon sein ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours dans mes vallées

Pour les cadavres dépecés, écrasés ou brûlés

Afin  que repoussent la menthe, le lys et le rouge églantier

Afin que notre terre retrouve le parfum de l’unité.

 

Le lait de mon sein  ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours pour vous donner la paix

Tel le sein divin accueillant les Saints purifiés

Le lait de mon sein ensanglanté

Coulera toujours dans mes vallées.

 

Mon lait blanc

Oh mes enfants

Coulera toujours dans nos vallées

Résistez Oh  vous tous, mes enfants

Les fleurs repousseront un jour dans les charniers.

Persistez  oh mes enfants résistez !

 

Le lait de mon sein  ensanglanté

Oh mes enfants

Coulera toujours pour que nous vivions en paix.

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