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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 18:00

Des vidéos circulent à travers le net appelant à une nouvelle religion. Une religion qui contrecarre celles qui, selon eux, vont causer l'apocalypse dans le monde en 2012.


Aux états unis comme partout dans le monde, des athées réclament la reconnaissance de leur athéisme et s'érigent contre les religions. Ils prêchent l'amour et la paix, appellent au rejet des guerres et de la haine et réclament le droit de vivre en paix dans le monde.


Quoi de plus beau!! MAIS quoi de neuf ??!! Tout un chacun dans toute la planète espère ce qu'ils professent. Les uns parlent de nouvel ordre mondial, d'autres parlent de nouvelle religion athée. C'est bien beau cet oxymore!!!
Mais où va t-on mener ce monde??? 

Ceci dit, si vous allez cliquer sur la vidéo, vous aurez remarqué le x  qui est remplacé par l'étoile de David!?!???? QUEL EN EST LE SENS ???








Ces derniers temps, aux états unis, suite à la campagne des athées en vue de sensibiliser à leur doctrine, Obama réagit pour leur répondre et les rassurer.
Et il rappelle que les Usa est un pays fait de mélange de religions et de non croyants.
Le déclarer avec fierté est un bon sens: tout le monde a droit de citer dans tout lieu quelle que soit son appartenance religieuse ou philosophique.

 Mais, pourquoi, alors, Obama et ses amis, férus de liberté, ne condamnent t-il pas  israel qui veut s'imposer en tant que pays pour les juifs, uniquement??? Pourquoi critiquer, abhorrer les pays qui se réclament islamiques et qui pourtant ne refusent pas la citoyenneté des non musulmans (comme les juifs d'Iran par exemple). Pourquoi ferment-ils les yeux sur l'entité, unique au monde, qui classe ses citoyens en fonction de leur appartenance religieuse? Les chrétiens et les musulmans de la zone 48 n'ont-ils pas le droit de vivre dans ce pays imposé par la force de la loi et des armes et qui pratique le système de l'apartheid?? 


Pour ce qui est du mal dans le monde, les guerres, les tueries, la vraie cause est souvent politique ou économique. Bush a fait la guerre contre l'Irak pour le pétrole, pour EN FINIR AVEC LE BATH parti lequel est antisionsite et pour détruire l'armée irakienne qui hante par sa puissance israel. Quant à l'Iran, c'est bien pour la même raison qu'il est menacé.
Et toute la campagne anti Iran ne sert que la sécurité d'israel.



Ainsi, si on lit les évènements de l'actualité en orient, on voit que toutes les missions (Mittchel) et les discours (Mme Clinton) sont centrés sur la normalisation des relations arabo- israelites avant même tout processus de paix. Autrement dit, on peut dire que si les arabes veulent vivre en paix ,il faut qu'ils oublient leurs droits au nom de la philosophie du pardon? Le monde, doit-il  danser avec l'étoile bleue pour vivre en paix et sans guerres? 

Un nouvel ordre mondial basé sans guerres est souhaité.Un nouvel ordre mondial basé sur le respect des différences est convoité. Un nouvel ordre mondial où l'amour, la justice et la paix règnent c'est un rêve mais un ordre commandité pour un changement au service de l'un contre l'autre. Telle sera la cause de la débacle!

SAMIA LAMINE.
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 14:45


MES CONDOLEANCES AU MARI ET A TOUTE LA FAMILLE DE
 MARWA CHERBINI.
PAIX SUR SON AME!!!


 

                                                    POUR QUEL DELIT A T-ELLE ETE TUEE?





Le 1er juillet, un homme de 28 ans ouvertement xénophobe a poignardé une jeune mère de 32 ans, enceinte de trois mois, dans un tribunal de Dresde. La victime, Marwa El-Sherbini, une pharmacienne, qui portait le voile, était venue témoigner après un incident qui remonte à août 2008, lorsque Marwa a poursuivi en justice pour diffamation son assassin, Axel, un chômeur de 28 ans après qu’il l’a traitée de « terroriste » parce qu’elle portait le hijab (voile islamique).
Au sein du tribunal, l'accusé a réussi a poignarder la jeune dame : 18 coups!!??
.
On se souvient tous de la chaussure lancée sur Bush. Montadar Ziadi n'a pas eu le temps de lancer sa deuxième parce qu'il a été  attaqué et arrêté à l'instant!        
Pourquoi et comment personne n'a intervenu pendant tout ce temps?? 


                                  DES FLEURS POUR TOI MARWA


Samia Lamine.      


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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 23:11

La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l’« élection volée »

par James Petras*


L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.

**********************************

« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.


Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).


Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

 

Le bobard de la fraude


Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables

gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».


Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.


Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…


Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.


L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre
[1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.


De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.
 

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.


L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.


L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.


La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..


Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée »
[3]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…


 
James Petras


James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire.

Traduction Marcel Charbonnier


 
[1] Washington Post, 15 juin 2009

[2] Washington Post, 15 juin 2009

[3] Financial Times, 16 juin 2009, p. 4.

 

  SOURCE DE L'ARTICLE : link  VOLTAIRENET

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 13:39





  LA NAKBA: 61 ANS D'ERRANCE et LE DROIT AU RETOUR.

 

La Nakba est un terme employé par les arabes pour désigner la catastrophe du 14 mai 1948.

En cette journée, suite au retrait des britanniques, l’occupant  déclare son indépendance et  établit concrètement son état, pourtant ce nouveau peuple vient à peine d’occuper la Palestine,  pourtant leur état vient à peine d’être créé en 1947 par l'ONU....i Ironie des lois !!!!

 

 Alors que les étrangers sionistes sont venus du monde entier s’installer par la force de l’arme, en cette année (48), 800 000 palestiniens ont dû quitter leurs terres FORCES suite à l’expropriation de leur terre, la démolition de leurs villes et villages dont le nombre s’élève à 532*, les incendies de leurs champs, FORCES pour fuir la terreur : vol, viol, violence…  Forcés pour échapper aux massacres de l’occupant. Ironie de la thèse de l’exil choisi !!!!

 

En 1950, le nombre de réfugiés est passé à 950 000 et à plus de 4 500 000 en 2007. S'y ajoutent, selon l'OLP, 1,5 million de réfugiés  non enregistrés par l'ONU, 950 000 déplacés après la guerre de 1967 et 335 000 plus récemment (dont les habitations ont été soit détruites soit attribuées à des familles sionistes), ce qui porte leur nombre à 7 millions - la plus importante population réfugiée au monde.* Ironie de la théorie de « la terre sans peuple pour un peuple sans terre » !!!!

 
 Carte de la Plestine 1946: Distribution de la population par district.  (juif et palestinien arabe.)
Source: Before Their Diaspora, Institute for Palestine Studies, 1984.

 

 

La Nakba continue et son dernier épisode se déroule à Gaza où l’éradication de plusieurs villages pendant l’agression, l’extension des colonies illégales, le blocus provoquent une nouvelle vague d’exil a déclaré Saeb Arekat le doyen des négociateurs. Ironie des négociations !!!!

 A continue, donc, selon la règle du fondateur de la théorie sioniste T.Herzl  qui dit : «Chassez la population pauvre au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d'expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection.»**

 

Cependant, 61 ans de souffrance ne font pas oublier aux réfugiés leur terre natale, ils sont toujours attachés au droit de retour garanti par les résolutions 194, 394, 1191, 535, 3628, 3236***.

ET quoique les sionistes continuent d’ignorer les droits décidés par l’organisation qui a contribuée à la création de leur état, malgré la politique coloniale et séparatiste visant l’épuration ethnique en FORCANT les palestiniens au départ,

 

 «Nous reviendrons un jour dans notre cité

 Malgré le temps qui passe et les années» 
dit Feyrouz, la chanteuse libanaise de confession chrétienne, dans sa chanson « 
"sa narjaou yawmann".

Fayrouz سنرجع يوما : link  "SANARJOU YAOUMANN".  

SAMIA LAMINE.

* Source des chiffres : Jeune Afrique (10.09.08) et le centre d’information des réfugiés de Palestine.

**Théodore Herzl, fondateur de l'Organisation Sioniste Mondiale, parlant des Arabes de Palestine, "Complete Diaries", note 12 juin 1895.

*** LES RESOLUTIONS DES NATIONS UNIES SUR LE DROIT DE RETOUR.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 22:00


 



"11 000 prisonniers se trouvent actuellement dans les prisons israéliennes, dont 376 enfants, 118 femmes, 44 membres du Conseil législatif palestinien et près de 800 détenus administratifs."

 

"Le dernier rapport des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens fait état plus de 700 000 Palestiniens  emprisonnés depuis 1967."

 

 

                                                                

 

"Ces enfants sont généralement poursuivis par le même système militaire que les adultes palestiniens, en violation de la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant (UNCRC) entrée en vigueur en Israël en novembre 1991. Cependant, Israël refuse son applicabilité au territoire palestinien".

 

 

"Le Conseil et la Commission sont invités à réagir à "cette violation du droit international" et à expliquer quel type d'action ils envisagent, notamment dans le cadre de l'accord d'association UE-Israël, "afin de garantir le respect par l'État d'Israël du droit international, ainsi que des conventions internationales".


                                                       ******************

En, marge de l'actualité, Isareal agit par tous les moyens pour la libération de Galad Chalit. CERTES,
Chalit a des parents, a du sang qui coule dans les veines MAIS les 11 000 prisonniers palestiniens et arabes, ne sont-ils pas des êtres humains????? Leur sang est-il différent des autres????

Source (photo 2 et 3): www.lepost.fr 


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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 20:20

 

LE DISCOURS DE NJAD à la conférence de DURBAN II a suscité une fervente polémique. 
Le président IRANIEN  est accusé d'antisémitisme, de vouloir détruire Israel et d'avoir fait preuve de négationnisme.
Après avoir lu le texte de ce discours, j'ai pensé relever les remarques qui me semblent prouver que ces accusations relèvent plus de la proppagande anti Iran connu par son antisionisme. Cet ouragan, serait-il les prémices d'une attaque contre l'Iran auquel on interdit d'avoir des activités nucléaires comme tout le monde?


                                                                *********************************************


Je vois que ce discours est d'un réalisme parfait. Il peut s'estimer un plaidoyer pour la justice, la paix et pour un nouvel ordre mondial qui doit être basée, selon Njad, sur le "divin", les valeurs humaines éternelles et sur la restructuration des organisations internationales qui se sont vues détournées de leur objectif qui est d'aider le monde à vivre dans l'amour loin des guerres et des haines. Et il est un admirable réquisitoire contre les guerres, les injutices, l'ignorance, les préjugés et contre le  racisme du "3ème millénaire", à savoir le sionisme, que Njad appelle le monde entier à "éradiquer" ("éradiquer" l'idéologie sioniste et sa barbarie ce qui n'est pas à confonde avec la religion"judaisme" ou le pays "Isarel") grâce à des campagnes de sensibilisation contre son danger et contre l'ignorance qui est la cause de tous les maux sociaux.

 

Revenons à la première partie du discours qui a susciter la colère de beaucoup de responsables européens et les usa, Njad l' a commencé par rappeler toutes les horreurs qu'à connues l'humanité depuis le moyen âge obscur jusqu' aux deux guerres mondiales.  Puis a signalé la responsabilité de l'occident, dans la création injuste de l'état sioniste, pour se déculpabiliser de l’holocauste " sous prétexte des souffrances d'un peuple"  et par intérêt économique et politique. 

 

Et dans cette expression "sous prétexte des souffrances...", il y a , contrairement à ce qu'on dit, une reconnaissance des souffrances des juifs. Peut-on etre contre les génocides et en souffrir et ne pas le reconnaitre pour les autres?

 

Il est à noter que les pays qui ont boycotté CE DISCOURS SONT SORTIS à ce moment du discours!!!! C'est à dire  au 5ème ou 6ème paragraphe d'un discours qui en comporte une trentaine!!! 
Et comme après avoir étudié les causes et les conséquences des horreurs commises sur terre, il a proposé des solutions. Ne fallait-il pas plutot attendre la fin pour réagir, au moins au non de la liberté d'expression et du respect de l'avis de l'autre et de l'humanité qui aspire à la paix et au bonheur?

 

Je ne crois pas que messieurs aient fait un contre sens de compréhension comme des élèves!
Dans ce cas, moi, je vois dans leur retrait une tentative de faire sauter la question palestinienne de la conférence comme c'était prévu dans le communiqué final déjà prêt ou alors c'est juste l'effet de la propagande sioniste avant la conférence contre le discours de Njad!!!

 

Dans tous les cas , c'est un mauvais signe qui encouragerait Israel à entreprendre une attaque contre l'iran qui serait un autre épisode du feuilleton des guerres déjà commencé en Irak et Afghanistan malgré les réticences d'OBAMA sur ce point,puisqu'il préfère le dialogue à la violence.

 

L'humanité libre espère et aspire à voir moins de misères dans ce monde mais tous les indices de la réalité montrent que le monde chemine vers l'anarchie. N'est-il pas temps de répondre à la volonté des hommes qui sont nés pour vivre libres, égaux et heureux?
N'est-il pas temps de voir les politiques se rapprocher de la volonté du peuple qui les élit?

Samia Lamine

La photo est téléchargée de www.alterinfo.net.




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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 20:54


En marge de la conférence de DurbanII contre le racisme, des accusations d'antisémitisme ont été portées contre le président AHMADI Njad. Cet évènement m'a incité à réfléchir sur le terme "antisémitisme" et à tenter d'en éclaircir le sens.

                                                                      **************************





L'antisémitisme signifie exprimer des propos ou agir par un acte comportant  un de sentiment haine, d'intolérance ou de rejet envers un individu ou un groupe de race sémite.

 

Le Littré propose la définition suivante au mot sémite:

 Nom de peuples asiatiques ou africains qu'on rattache, d'après la Bible, à Sem, comme à leur auteur. Les Sémites comprennent les peuples qui parlèrent ou qui parlent babylonien, chaldéen, phénicien, hébreu, samaritain, syriaque, arabe et éthiopien**.

 

Cette définition suppose qu'on accuse d'antisémitisme toute personne portant atteinte par la parole ou l'action à l'un des peuples parlant les langues évoquées dans la définition ci dessus laquelle évoque au même rang les hébreux c'est à dire les juifs et les arabes c'est à dire 250 millions des musulmans sur le 1 milliard.

 

Ainsi, on peut affirmer objectivement et sans équivoque aucune que l’accusation d’antisémite doit incomber à tout racisme vis-à-vis des juifs et leur religion et des arabes et leur religion et non vis-à-vis d’une idéologie politique d’un humain appelé Herzl.

Or, aujourd’hui, on taxe d’antisémite tout propos exprimant un refus du sionisme alors qu’à ce que je sache Herzl n’est pas un prophète et le sionisme n’est pas la religion juive et les sionistes ne sont pas tous des juifs.


N’est-il pas raisonnable qu’on arrête l’amalgame et qu’on arrête ces exercices de style mis au service du sionisme  au détriment de la liberté d’expression et de la paix de le monde?


LAMINE SAMIA.


** J'ai souligné ces deux termes pour limiter la reflexion vue l'actualité.

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:17



LA PALESTINE: Histoire d'une peau de chagrin. (1)
LA PALESTINE: Histoire d'une peau de chagrin. (2)

 

 LA PALESTINE DE 1948 à 2009 : LA PEAU DE CHAGRIN  SE RETRECIT DAVANTAGE:

 

CONNAISSEZ-VOUS CETTE CARTE ?    

  LA PEAU DE CHAGRIN.

 

 

Suite aux deux guerres de 1948 et de 1967, l’occupant annexe des territoires, contrairement aux résolutions de l’ONU, surtout la résolution 242 qui exige d’Israël le retrait des territoires occupés lors des guerres.

²MAIS continuant d’ignorer les lois et la volonté de paix qu’ont manifestée les Arabes et l’opinion mondiale, l’autorité occupante poursuit jusqu’à aujourd’hui  sa politique colonialiste et expansionniste si bien que la proportion revendiquée, aujourd’hui par les Arabes -dont plus aucun ne parle de jeter Israël à la mer même les plus radicaux d'entre eux- n’est plus que de 22% de La Palestine historique sans compter les colonies (illégales) et la construction du Mur de l’apartheid qui réduisent davantage la superficie des territoires occupés en dévorant encore 11%. Qu’en reste t-il ?

 

Et pourtant, les Arabes se sont décidés depuis 2000, lors du sommet de Beyrouth, à ce qui est appelé "la paix comme choix stratégique" et par conséquent, ont opté pour les négociations pour la paix en se basant sur l’initiative du prince Abdallah qui propose, uniquement, le retrait israélien jusqu’aux frontières de 67 comme l’exige la résolution 242 évoquée plus haut pour qu’ensuite, c'est-à-dire après le retrait, cet état, créé malgré l’histoire, soit reconnu.
OR, aujourd’hui, Israël veut être reconnu et veut voir les relations normalisées bien avant  le retrait c'est à dire qu'il veut la paix ensuite le retrait alors que les Arabes veulent la paix en contrepartie de la terre occupée en 67, pas même celle prise après 48.

Ainsi, il semble clair qu’Israël agit d’une manière cynique qui lui permette de gagner un peu plus et en faire perdre aux autres un peu plus. En fait, je crois que les sionistes n’ont jamais oublié de voir son rêve du «Grand Israël » du Nil à l’Euphrate se réaliser alors elle  joue au jeu du tout ou tout et rien pour vous. Mais, qu'est-ce qui  favorise ce jeu politique?

Israël se voit soutenue par l’occident qui subit l’influence du lobby sioniste (économique, politique et surtout médiatique) infiltré  partout dans le monde d’autant plus qu’il (l’occident) est  animé par un certain sentiment de culpabilité dû à l’holocauste nazi.

Aussi voit-il ses amis serrer l’étau autour de certains gouvernements arabes sous prétexte de la lutte contre le terrorisme ( terme à expliciter ET A REVOIR), l’intolérance et l’antisémitisme ( encore un terme à redéfinir car ceux qui critiquent ou refusent le sionisme ne sont pas nécessairement anti judaïsme ni anti-juifs) par  les intimidations qui vont jusqu’à la menace de guerre (le cas de La Syrie) ou son déclenchement comme en Irak et enfin, par l’ingérence dans les affaires intérieures : les élections, l’opposition à l’étranger dont on brandit les déclarations pour qui ose résister, les divisions provoquées pour mieux séparer les frères comme c’est le cas au Liban entre autres…

De plus, les sionistes cherchent à brûler les étapes et à profiter des conditions mondiales surtout pendant l'administration de Bush et même avec Obama préoccupé par la crise économique dans son pays.

 

Dans ce contexte mondial et régional, plus, les arabes donnent, depuis Camp David en 77,  plus Israël exige davantage de concessions !!!
Et si « La peau de chagrin » dans l’œuvre de Balzac se rétrécit au fur et à mesure que le personnage réalise un désir, la nôtre s'amenuise à la suite de chaque concession. ET après chaque concession, une partie de La Palestine se perd et  l'autonomie des pays arabes diminue.

 

Et c'est l'impasse! L’impasse qui provoque la division du monde arabe en deux clans.

D’une part, il y a les pays appelés modérés, tant aimés et soutenus par l’occident : ce sont ceux qui se disent rationalistes, suivent le courant mondial favorable à Israël et agissent plutôt en faveur des négociations pour la paix convoitée dans le monde entier depuis la deuxième guerre mondiale.

 

Le deuxième groupe de pays rassemble ceux qui ne sont ni contre la paix ni contre les négociations mais qui prône que la résistance doit être une carte dans les mains des négociateurs. A-t-on vu quelqu’un négocier sans point d’appui ? Il suffit de regarder l’histoire ! Et encore, l’occupant sioniste est différent de tout autre colonisateur que l’histoire a connu car c’est un régime colonialiste. De plus, qu’à t-on réalisé depuis Madrid jusqu’à Annapolis avec cette longue course stérile qu’on peut qualifier de dialogue de sourd plutôt que de négociations?

 

Arafat a fait, depuis Oslo, toutes les concessions possibles et on n'en était jamais content : malgré toutes ses concessions on disait qu’il n’était pas un partenaire crédible! Et il a payé de sa vie !


شهيدا...شهيدا..شهيدا

 

 

L’assassinat de ce martyr nous enseigne que l’état sioniste veut tout. Et Abbas, lui, qui est reconnu, qu’a-t-il obtenu sinon qu’il a « donné son cou », selon son expression, et s’est tourné contre son peuple, sa volonté et ses rêves? Croit-il pouvoir obtenir plus que le sang qui inonde la terre et  plus que la perte des territoires ? 
 

 

Où mène-t-on la barque ? Est-ce qu’on attend que disparaisse de la Terre le dernier palestinien comme disparut le dernier des indiens ou que disparaisse de la carte le nom de La Palestine??

Pour finir, en surfant sur le net, j'ai lu une question posée par une internaute : " Que faut-il pour arrêter Israël?".

L'unique réponse à cette question c'est qu'il faut l'obliger à arrêter l'occupation, les colonies, le régime de l’apartheid,  les boucheries, reconnaître le droit du retour … par la force du  droit et de la loi et qu'à défaut de cela, la résistance devient le seul moyen de libérer les territoires occupés comme pour tous les peuples.
AINSI, imbibée du sang des martyrs, LA PEAU DE CHAGRIN RETROUVERA SA FORME ET SA TAILLE initiales.

 

 

 
LAMINE SAMIA.
( avril- 2009)

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 12:59
 

Le lancer de chaussures sur Bush : Un geste qui résume l'opinion de tout un peuple.

AUTEUR:  Abdelbari ATWANعبد الباري عطوان


Au bout de six années d’occupation de l’Irak, la visite d’adieu du président US, le « libérateur » était censée être publique, au milieu d’un concours gigantesque de peuple « libéré ». Il aurait été encore mieux que tous ces gens s’alignent le long de la route allant de l’aéroport au Square Ferdaous, au centre de Bagdad., en brandissant des drapeaux US et en dansant au son de la musique pour exprimer leur gratitude pour ce brave héros américain qui a « libéré » leur pays.

Hélas ! Rien de tout cela ne s’est produit. Le président US est arrivé discrètement à Bagdad, au milieu d’un dispositif de sécurité verrouillé, sans pouvoir quitter la Zone Verte. Et nous doutons que MM. Al Maliki, le Premier ministre, et Jalal Talabani, le président aient été prévenus à l’avance de la visite. Au contraire, ils ont été pris par surprise, comme lors des visites précédentes.



Les Irakiens n’ont pas accueilli le président Bush avec des roses et des danses dans les rues, mais avec…des chaussures, comme l’a fait un journaliste couvrant (à sa façon) la visite, venu assister à la conférence de presse de Bush et Al Maliki. Ce dernier a décrit d’abondance toutes les « nobles actions » réalisées par Bush depuis l’occupation du pays.

 

Utiliser ses « chaussures » pour exprimer une opinion est un acte étrange et pas du tout professionnel, de l’avis de nombreuses personnes, surtout de la part d’un journaliste, mais le geste est en soi compréhensible si l’on sait que ce journaliste ressent les frustrations et l’oppression créées par la dégradation de la situation du pays et le martyre de plus d’un million d’enfants et de proches, provoqués par ce « libérateur » US.

                                                                        
                     
L’Irak nouveau chanté par le président Bush s’est transformé en fosse commune et en champ de tueries, de pillage, de spoliation. 5 millions d’Irakiens ont fui sa démocratie prospère et son brillant inventaire des droits humains. Ce même inventaire que M. Talabani a glorifié de manière boursouflée dans le discours prononcé en présence de son hôte US.

M. Talabani, le leader gaucho socialiste qui a vécu deux époques historiques, a décrit ainsi le président Bush : « C’est un grand ami du peuple irakien. Il nous a aidés à libérer notre pays…Il a fait un usage courageux de sa position dirigeante…On a une démocratie et des droits humains…La prospérité se réalise peu à peu… »

Et si c’est ce grand et brave ami-là qui a ravagé le pays,  tué des milliers de gens de son peuple, fait fuir un quart des Irakiens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ramené la guerre civile dans le pays, instauré un confessionnalisme abominable, fait de l’Irak le pays le plus ruiné du monde, alors que pourrait faire de pire un ennemi ?



 

Avec un ami pareil, on n’a pas besoin d’ennemis, comme dit le proverbe anglais. Mais où est donc la bravoure quand on envahit le pays le plus anciennement civilisé du monde, après l’avoir assiégé pendant plus de 13 ans, lui interdisant d’importer jusqu’à des crayons, sans parler d’armes et de munitions, et tout cela sans base légale, en violation flagrante du droit international ?

C’est vrai que M. Bush est un ami de MM. Talabani et Al Maliki. Il est un ami de tous les complices qui ont facilité l’invasion de leur pays par la manipulation et le mensonge envers le peuple irakien. Ils ont été récompensés par le maître US qui les a mis au pouvoir, mais il n’est absolument pas un ami du peuple irakien, de la majorité de ses fils et filles honorables. Cette majorité a une histoire glorieuse de résistance aux envahisseurs et elle a toujours soutenu la cause de l’Oumma arabo-musulmane.

Le journaliste irakien qui a jeté ses chaussures sur le président irakien, même si on n’est pas d’accord avec sa méthode, n’a fait qu’exprimer la conviction de la majorité silencieuse, broyée et brûlée par le chaos qui menace sa vie et sa sécurité : il n’y a ni eau ni électricité ni travail dans un pays considéré comme l’un des plus riches du monde en ressources naturelles et en cerveaux créatifs.

 

Ce journaliste est avant tout un citoyen empli de zèle envers son peuple et il n’a fait que ce que font ses semblables tous les jours en Occident, quand ils protestent contre les responsables de leur pays, quand ils jettent de oeufs pourris et des tomates. Le président Bush n’est pas mieux que Blair et son vice-Premier ministre John Prescott ou autres (la liste est longue).

Ce qui est regrettable, c’est que ce président, rejeté par ses propres citoyens qui ont refusé avec mépris d’élire le candidat de son parti  à la dernière l’élection  présidentielle, ne trouve un bon accueil que chez les dirigeants arabes, alors que partout  ailleurs il est accueilli par des manifestations hostiles. Si on donnait aux Irakiens ordinaires la possibilité d’exprimer leurs sentiments à l’égard de Bush comme les autres peuples, ils jetteraient leurs chaussures, car il mérite d’être humilié bien pire que par des jets de chaussures.


La punition méritée par le président Bush et tous ses complices dans le génocide irakien - responsables US et irakiens -, c’est d’être jugés comme criminels de guerre par un tribunal équitable, en présence de toutes les victimes irakiennes et de leurs familles, que ce soit ceux qui ont subi toutes formes de tortures et d’abus sexuels à Abou Ghraïb ou les martyrs des bombes à fragmentation, des bombes à l’uranium appauvri et autres armes prohibées, à Falloujah, à Bassorah  ou Al Qaïm, ou des balles US des forces occupantes dans tout l’Irak.

Nous ne nous associons pas aux excuses présentées par certains journalistes irakiens au président US pour ce qu’a fait leur collègue. S’il y a quelqu’un qui doit s’excuser auprès du peuple irakien, c’est le président US, pour le sang qu’il a fait couler. Au lieu de cela, il est venu en Irak pour demander reconnaissance et récompense. Ce collègue irakien n’a fait que pratiquer la liberté d’expression, et avec les moyens qui lui semblaient convenir à ce président assassin et criminel.

Il y a six ans, les télévisions arabes et autres ont diffusé avec extase les scènes de la « libération américaine du grand peuple irakien ». Elles ont montré en boucle une image d’un Irakien frappant un portrait du président Saddam Hussein avec sa chaussure, au milieu de la jubilation des bernés et des manipulés.

L’histoire se répète : beaucoup d’Irakiens rendent hommage à leur président martyr Saddam Hussein en frappant le président Bush en chair et en os et non son portrait.

Ce journaliste, qui représente le vrai visage de l’Irak, a donné à voir au monde entier ce que pense son peuple des « libérateurs » et de leurs complices.

 


9 AVRIL 2003....................



 

 








........1 358 000 morts
   


so

            
STOP
                             AND
                                            GO OUT!!!!

                      
.................2008 

TRADUIT DE l'arabe par: Tafsut AIT Bamrane 

Source : æÏÇÚ áÇÆÞ ÈãÌÑã ÍÑÈ

Article original publié le 15/12/2008


Tafsut Aït Baamrane est membre de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice et la source.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:34

                                                                                                                                                                                                         

 
 Cette journée, symbole
de la résistance
et
 de l'attachement à la terre,
se commémore chaque année depuis 1976.
                                                                                                                                                                                                                         



 Les 29 et 30 Mars 2009 , dans le monde entier, l'humanité libre commémore, avec les palestiniens qui vivent dans les territoires occupés ou en exil, LA  JOURNEE DE LA TERRE.( yaoum ala ardh- يوم الارض).

                                                                         

 

 


                                                                      ****************************

 IL Y A 33 ANS,  l

e 11 mars 1976 le gouvernement israélien publie un plan d’expropriation de 21,000 Dunums (2,100 hectares) des villages palestiniens de Galilée (dans le nord de la Palestine) dans le but de diminuer le nombre de palestiniens en Gallilée et ce en créant de nouvelles colonies juives et des zones militaires.


Les palestiniens organisent un grève générale pour exprimer leur révolte contre les confiscations de leurs terres suite celà, les autorités occupantes usent de la force armée:


Six Palestiniens sont tués et des cetaines de blessés, 600 arrestations en majorité des jeunes.

A Sakhnin, Khadijah Shawahdeh, fille de 16 ans a été tuée devant chez elle alors qu’elle ouvrait la porte de sa maison à son petit frère.

Namely Raja Abu Rayya, Khader Khalayla, Khair Yacine, Mohsen Taha et Rafat Zuheiri sont les autres martyrs de cette journée funeste.

Source:


www.ism-france.org/

www.france-palestine

www.europalestine

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