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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 20:48




TRAVERSEE.



 



On a enseveli mon rêve dans les dunes

On a éjecté mon âme dans les brumes

On a brûlé mon cœur dans la cheminée

On a effacé mon nom de la destinée

L’ombre de mon ombre regarde le vide glacé

Et prend les mots pour une traversée

Elle a navigué des siècles pour se créer

Elle  sonde le rivage de la langue pour s’inventer

Je trouve le phénix sur l’arbre de la parole rimée

J’ y dépose le chant de tous les cœurs rebelles

Qui, de leurs ailes voleront colombes dans le ciel

Ou aigles délivreurs des poitrines harassées

 Ma bouche depuis des siècles obstruée s’ouvre grenadier.


   Samia Lamine © 2008

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:08

La Palestine: Histoire d'une peau de chagrin (II)


 

2) La  "déclaration Balfour"(1917)


EN 1916 l’accord Seykes-PICOT a permis a La France et l’Angleterre de diviser et partager le moyen orient lequel partage est encore à l’origine de plusieurs troubles actuels au moyen orient. Le plan prévoit 5 zones :


a) une zone française d'administration directe (Liban et Cicilie);

 b) Une zone arabe A, d'influence française (Syrie du Nord et province de Mossoul);

c) Une zone anglaise, d'administration directe (Koweït et Mésopotamie);
c)
Une zone arabe B, d'influence anglaise, (Syrie du Sud, Jordanie et Palestine);
d) Une zone d'administration
internationale comprenant Saint-Jean-d'Acre, Haiffa et Jérusalem.


Suite au désaccord sur le partage parmis les arabes, les turcs et les occidentaux, le gouvernement anglais promet aux juifs un état en Palestine et ce fut la déclaration Balfour :

Sir Arthur James Balfour  était un  politicien britannique, Premier Ministre entre 1902 et 1906 puis ministre des affaires étrangères entre 1916 et 1919. Balfour a 26 ans lorsqu'il est élu pour la première fois au parlement britannique ou pendant des années il sera leader du parti conservateur.

Les relations entre Balfour et les projets sionistes commencent vers 1902-1903 lorsque Herzl , le père du sionisme, négociait avec Joseph Chamberlain, "Ministre des colonies" et Lord Landson ministère des affaires étrangères de l'époque, au sujet d'une "possibilité » d'installer les juifs dans la péninsule du SINAI (Egypte). Suite à ces négociations on proposa à l'organisation sioniste l'idée de créer un pays "juif" en OUGANDA en Afrique.

 L'intérêt que portait Balfour pour le sionisme va prendre de l'ampleur pendant la première guerre mondiale, pendant laquelle il est ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de LLoyds Georges.

A la suite de négociations avec des dirigeants juifs d'Angleterre et des Etats Unis,avec en tête Haiim Weisman, Balfour publie déclaration au nom du gouvernement britannique le 2 novembre 1917 :   

          Le 2 novembre, 1917

                                                      Cher Lord Rothschild,

« J’ai l'honneur de vous présenter, au nom du gouvernement de sa majesté, la déclaration suivante concernant la sympathie envers les aspirations sionistes à la laquelle a été soumis,et approuvé par le cabinet.

Le gouvernement de sa majesté voit d'un bon oeil l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et utilisera leurs meilleurs efforts de faciliter l'accomplissement de cet projet. Il était clairement compris que rien ne sera fait qui peut compromettre les droits civils et religieux des communautés existantes non-juives en Palestine, ou les droits et statuts politiques des juifs dans n'importe quel autre pays.

Je vous serais reconnaissant  d'apporter cette déclaration à la connaissance de la fédération sioniste. »

                                               Bien à vous,

                                       Arthur James Balfour. 

 

3) La création de l’état  hébreu : 


Les sionistes ont, donc, été implantés en Palestine qui était sous mandant anglais. De grandes vagues d’immigrants ont suivi sa fondation en tant que foyer pour les juifs en dépit du refus des arabes qui y voyaient une menace et un début de la dépossession.

Et en 1947, leur état a été créé par l’ONU en 47. En ce temps,  les arabes ont refusé le partage de la Palestine. 

 En fait, le partage onusien a donné les frontières syrienne, égyptienne et jordanienne et libanaise ainsi que la côte nord de la mer méditerranée à l’état hébreu. 

 La Palestine a été enclavée au centre, peu ouverte sur les frontières de la région et sur la mer, avec la bande de Gaza, une partie de la frontière jordanienne et un petit bout de celle du Liban.

 Et il a été décidé que AL QODS ( Jérusalem) serait sous contrôle international.


 Ce fut un partage inégal, partial et surtout fondée sur la séparation des races d’autant plus qu’il étouffe l’état palestinien dans le ventre de l’état créé et qui est déjà sensiblement plus grand (56,4%  soit 14000km2 avec498.000 habitants juifs et 325.000 habitants arabes;) de l’état Palestinien (46, 53% soit 115000km2avec 100.000 habitants juifs et 105.000 habitants arabes..) alors que la population juive d’avant 48 ne constituait moins que le 1/3 de la population arabe en Palestine.

 

4) Le vote de la résolution 181 à l’ONU :


 En septembre 1947, un premier vote a lieu au sein de l'ONU pour décider du sort de la Palestine et de son partage. Le résultat est le suivant : 25 voix pour le partage; 13 voix contre ; 19 abstentions. Mais la résolution doit obtenir deux tiers des voix pour être acceptée, ce qui n'est pas le cas.

 Les Etats-Unis, mécontents du résultat, vont faire pression sur les "petites" nations récalcitrantes au projet en leur octroyant des prêts (Haïti), ou encore avec des menaces de faire partir les industries (Libéria) afin de les obliger à accepter la résolution malgré leurs convictions.

Le 25 novembre 1947 la votation est relancée à l'ONU. Le résultat est le suivant : 25 voix pour ; 13 voix contre ; 17 abstentions ; 2 absents. Mais il manque encore une voix pour que la résolution soit acceptée. Le président américain va donc user de tout son pouvoir de la grande puissance militaire du moment. Il va menacer la France, qui s'est abstenue, de lui couper les vivres si elle n'accepte pas cette résolution.

 Après tant de manèges, la résolution est alors votée le  29 Novembre 47 : 33 voix contre 13 avec 10 abstentions.

 Ainsi, fut crée cet  état générateur, depuis plus de soixante ans, de plusieurs guerres meurtrières, de massacres, expulsions, expropriations, humiliations, actes de torture, prises d'otages au bénéfice d'une colonisation impitoyable responsable d'un nettoyage ethnique caractérisé et d'une ségrégation de type « apartheid ».

Il fut créé malgré l’opposition des arabes et même des juifs non sionistes : « Par ailleurs, les juifs religieux et les rabbins avaient des raisons supplémentaires de s'opposer à l'entreprise sioniste : d'une part ils constataient que la grande majorité des sionistes étaient des incroyants ne respectant pas le shabbat et voulant se couper de la religion et de la tradition juives, d'autre part ils refusaient qu'une terre soit gagnée par la violence préconisée par les sionistes. » dit A.Gaillard.

ET la citation de Ben Gourion s’inscrit dans ce sens qui témoigne que le motif religieux de la création de l’état sioniste n’est procédé de style ou argument servant à l’apitoiement de l’opinion mondiale :« Le seul souci qui doit imprimer notre action est la conquête de notre terre et son redressement par une énorme immigration. Tout le reste est rhétorique. » (1922).

 

Bref, ceci dit, la thèse de "la terre promise" par dieu est démentie non seulement par les paroles des sionistes et leurs chefs eux même mais par la pratique sur le terrain depuis 1948 à 2009 qui témoigne d’un caractère inhumain,d’une cupidité et d'une avidité que le partage de la Palestine en 47 aurait assouvie, que les résolutions de nations unies et les accords depuis Oslo auraient calmée d’autant plus que le monde entier est déstabilisé et souffre de cet interminable feuilleton à l’américaine.


Jusqu’où veulent-ils arriver ? Quel dénouement espèrent-ils ? Celui des contes de Perrault ou du « Dernier des Mohicans » où le blanc dit : « J'ai vécu pour voir le dernier guerrier de l'antique race des MOHICANS ! » ?

 

Samia Lamine.

 

Article1: Link LA PALESTINE: Histoire d'une peau de chagrin. (I) 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:27
LE MESSAGER DE L’ESPOIR.


Danse, danse
Ce soir,
Oh ! Mon sang.
Chante, chante
Ce soir
Oh ! Mon cœur.
Vole, vole
Bel oiseau.

Emporte cette belle fleur
Baume de douceur.
Pose là sur un petit cœur.
Qu’importe sa douleur ?

Emporte cette belle plume
Parole d’un sourire.
Pose la sur un soupir.
Qu’importe son amertume ?

Emporte ces quelques mots
Chant de tant de maux.
Donne-les à des marmots.
Qu’importe leurs fardeaux ?

Envole toi mon petit ami,
Ami des enfants et de la vie.

Assez de disgrâce et de soucis,
Assez de mal et de maladies,
Assez de misères et de malheurs,
Assez de fureur et d’horreurs !

Envole-toi mon petit ami
Va chanter aux grands et aux petits.
Qu’importe Afrique Europe Amérique ou Asie ?
Qu’importe puisque tu vas éclairer des nuits
Obscurcies par une mélancolie ou un tsunami ?

Ce soir, oh ! Mon bel oiseau
Je suis seule mais j’ai si chaud ;
Envole-toi, envole-toi, bel oiseau.
Que le ciel de tout humain devienne beau.

Danse, danse
Ce soir
Oh ! Mon sang.
Chante, chante
Ce soir
Oh ! Mon coeur.
Vole, vole
Ce soir
Bel oiseau.



Samia Lamine © 2008.
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:46

CYCLE A DEUX.





La nuit,
J’écris,
J’oublie
L’ennui.

Minuit,
Je lis,
Je plie
L’écrit.

Après,
Je vais
Chauffer
Mon lait.

Une heure,
Je pleure
Mon cœur,
Ses peurs.


A l’aube,
Le globe
Dérobe
Mon lobe.

Aurore,
Je dors.
Mon corps
Est mort.

Midi,
J’oublie
La nuit,
Ses cris.

Un jour,
Très lourd,
Accourt
L’amour.

A deux
Heureux
On peut
Et peut.

Plus tard,
Au soir,
Mon art
Se moire.

La nuit,
Sourit.
J’écris.
Je ris.

Soudain,
Un rien
Me vient,
Me tient.

Mon cœur
Qui pleure
A peur
Et meurt.

Finis
Les cris
Ecrits
La nuit.

Demain,
Je crains
Plus rien
Enfin.

Ainsi,
Finit
La vie
Sans prix.

Adieu
Les voeux,
Les cieux;
C’est mieux.




         SAMIA LAMINE © 2008

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 23:40

    



 
TRISTESSE SOURIANTE.

 

 


Dans le lourd silence de la nuit,
Me pourchassent les vers noirs et gris
Et hantent mon sommeil et ma veille.
Paupières ouvertes ou mi-closes,
Je trempe les vers dans l’eau de rose
Robbama*, leur palette s’éveille
Bien avant… le lever du soleil…



Soudain, quand resplendit la clarté de l’azur,
Les mots ravis par la magie du nouveau jour,
S’envolent sur les ailes dorées de l’Amour.
Et font vibrer les cordes des cœurs, sans détours.
Ils noient leurs tristes larmes dans tous Les Soupirs.
Ils sèment l’espoir pour qu'éclosent les sourires.
Et cueillent les belles fleurs pour ne pas mourir.




lamine samia © 2008
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:56

Celui qui n'avait jamais vu la mer. JMG. Le Clézio.

 

 LE CADRE SPACIAL. 

 

1.      L’ECOLE :

 

La classe—la cour- le dortoir- les bancs-les escaliers-(1ère partie)

 

     L’école, c’est le lieu clos où sont enfermés les élèves et vivent inquiets et que Daniel fuit. Elle se trouve en ville. Et étant contrôlée par un directeur, des surveillants et professeurs, visitée par la police après la fugue de Daniel, et fréquentée par des élèves qui ont les préoccupations des citadins modernes (les femmes, la cigarette, les bains, les bronzages…), on peut dire qu’elle représente la loi, la civilisation, l’ordre et la loi qui brime l’individu et empêche l’épanouissement tout comme la ville que Daniel quitte, dans l’espoir de réaliser son rêve, et que Le Clézio lui même prend en aversion. : « Il était arrivé à la campagne et la ville brillait derrière lui… » (L92)

 

2.     LA MER : La nature

 

          Les déplacements du héros/  L’itinéraire suivi par Daniel de l’école à la mer :

 

 Départ : Dans le wagon du train (p 184-)-« arrivé à la campagne (l92)-la ville brillait derrière lui (l93) -dans la cabane (l95)-jusqu’aux dunes (l101)-à deux cents mètres à peine (l103-)- la pente de sable (l104) -au sommet des dunes (l105-14sont consacrée à la description (lignes))- dans le sable sec (l120)- A quelques mètres (l131)-

 

Arrivée : sur le sable mouillé (l134 - 33lignes)- au bord de l’eau (l163-25lignes)- dans l’eau (l188)-

 

La marée haute : vers le haut de la plage (l192)- accroché au sable(l204)- vers le sable sec(l207)-(210)- sur les dunes(211)- dans la grotte(215)- sortait de la grotte(221)-

 

 La marée basse : il quittait le cap(226)-descendait jusqu’à la plaine (226) -dans un pays étrange (10lignes)-dans les flaques(236) -tout près de la mer(226) -entre les touffes d’algues ((258)- sur les rochers(260)- dans les creux des ares(261)- entre les feuilles(264)- à travers la vitre (265)- au fond d’une crevasse(266)-au creux d’un rocher (257)- au milieu des rochers -sur les tapis d’algues- sur l’eau- sur les pierres(293-294- 56lignes)- sur les rochers plats(350)-

 

 La marée haute : vers le rivage- (362)- au devant de la mer (367)- au sommet des roches (373)- plusieurs lacs (374)- dans la grotte (392)- à l’intérieur de la grotte(394)-

 

 La marée basse : à la sortie de la grotte (407)-

 

              L’observateur des indicateurs spaciaux qui évoquent les déplacements du personnage notent leur abondance mais aussi leur répartition à travers le récit et leur signifiance qui change en fonction de l’interaction de Daniel avec l’espace.

Tout d’abord, on remarque que les lieux sont évoqués comme un espace qui assure le déplacement de Daniel vers « le pays étrange » au début de la quête. Ainsi, il passe de la ville vers la campagne pour se rapprocher de plus en plus du lieu convoité Jusqu’à l’arrivée au bord de la mer. . Mais après, ils deviennent l’objet de l’exploration et c’est alors qu’ ils désignent tous les coins et recoins de l’espace marin « au fond des creux »,entre les feuilles d’algues »,  « à travers la vitre » etc.…qu’ils abondent surtout entre la ligne 221 et 350 lors de la marée basse.

Entre temps, des temps de pause descriptive interrompent le récit des déplacements et de l’exploration) pour céder la place à la description du paysage découvert ou de l’état d’âme du personnage. On a par exemple une pause de 14 lignes (de la l 106…120) et 56 lignes (de la l 293 à350).  Dans ces passages, le narrateur s’attarde sur la description des lieux, certes, mais le plus grand intérêt est donné à l’évocation des sentiments, des émotions, des réaction sensitives et sensorielles du personnages et même des paroles qui ne sont l’expression de ses sentiments et élans lors du contact direct avec la mer, les vagues, le vent, le soleil, sa lumière, son ami le poulpe etc.…

Donc, l’évocation des lieux dans cette nouvelle est la conséquence du désir de découvrir l’espace et de l’explorer mais on note qu’elle aboutit à la découverte de soi. Ainsi, on peut affirmer que la mer qui est convoitée par le héros comme un lieu de rêve est en fait le lieu  du réel puisqu’il mène le héros au monde et à lui même.

 

LA CABANE ET LA GROTTE :

   

Ce sont deux lieux de refuge auxquels Daniel recourt pour se protéger, la nuit ou pendant la marée haute, c’est à dire pendant les moments de peur.  Ceci dit, on peut affirmer que la quête de soi et du monde ne se font pas sans difficultés. Daniel a couru le risque mais ses camarades et le narrateur ne l’ont pas fait. C’est ce qui explique que lui se libère de ses angoisses « il n’avait jamais connu un tel bonheur. Il s’endormit dans la paix » alors que les élèves ne trouvent pas cette sérénité et sombrent dans leur interrogations et inquiétude les phrases interrogatives de la clausule et adverbes d’incertitude en témoignent.

 

L’AMERIQUE ET LA CHINE : (l 411)

 

        Deux noms de pays qui constituent un ancrage référentiel dans la nouvelle et permettent de donner au récit un caractère réaliste alors qu’il se présente comme un récit poétique d’un rêveur imaginatif. L’évocation de ces deux pays par les élèves  prouve qu’ils sont différents de Daniel et qu’ils ont des préoccupations et un caractère plutôt réaliste.

     Cependant, l’intérêt que portent les élèves à l’aventure de leur camarade, qui mène à la découverte du monde et de soi, il est un indice que la quête est pour Le Clézio le destin de Daniel et de celui qui veut échapper à l’angoisse existentielle .

 

L’OPOSITION ENTRE DEUX MILIEUX :

 

         Dans cette nouvelle, Le Clézio met en opposition deux milieux : la nature et la ville (symbolisée par l’école).

En effet, la nature est présentée dans toute sa beauté et fascination, à travers le regard de Daniel, comme un lieu qui procure le bonheur et l’école, comme le lieu de l’enfermement, de l’inquiétude et de l’angoisse que Daniel fuit.

Donc, on peut lire cette nouvelle comme un hymne à la nature qui est l’objet de la quête et de la conquête libératrice.

Samia Lamine (2007).

 

A lire aussi: 

Le cadre temporel dans "Celui qui n'avait jamais vu la mer". Le Clézio.


La structure de la nouvelle de JMG Le Clézio: "Celui qui n'avait jamis vu la mer'

 

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 02:23





ECLIPSE.


Chéri,
Viendras-tu ce soir
Caresser ma moire ?

Chéri,
Viendras-tu, dans mon cœur,
Lover ta douce splendeur,
L’illuminer de ta lueur ?

Chéri,
Te souviens-tu, dans la nuit,
Des étincelles de mes prunelles,
De ton éclat dans leur miel ?
Te souviens-tu, dans le noir,
Nos accords et transports ?

Ce soir, Chéri, moi, je suis triste ;
L’ombre du globe assombrit ta piste.
Reviens, toi, l’absent, pas ton croissant.
Reviens, panser le continent qui attend !

Chéri,
Mes yeux scrutent la cime,
Effrayés, sans toi, dans l’abîme :
Vide, le ciel, sans ton joyau d’argent.
Le ciel, sans toi, c’est le néant.
Sans toi, sombre est l’océan.
Sans toi, sinistre est l’obscurité.
Sans toi la multitude est sans fortune.
Reviens, Amour, égayer nos soirées !

Oh ! mon amour, ma chérie la lune !



Nb : *La Terre est venue s’intercaler entre le Soleil et la Lune, provoquant une éclipse lunaire PARTIELLE, le samedi soir 16 août 2008 de 21h35 à 23h10.

*Par interférence linguistique et par référence au genre masculin du mot arabe « Al kamar » qui signifie « la lune ». L’astre de la nuit est interpellé dans le poème au masculin.

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 23:02


LA PALESTINE: Histoire  d'une peau de chagrin.(I)


               

 

 Je propose ce texte à visée informative (1ère partie) mais qui entend  soulever des questions de fonds sur le problème au moyen orient : La Palestine.

 

 Le texte ci-dessous ne prétend pas être une recherche historique, mais juste une lecture le l'histoire qui tend, grâce aux documents consultés, à  éclaircir dans ses grandes lignes la question d’une manière simple et succincte.

 

     1) La naissance du sionisme: 
 

Afin de comprendre la cause palestinienne, il faudrait savoir que le projet de la création de l’état hébreu appelé Israël remonte à avant le holocauste nazi. En effet, l’idée de ce projet remonte à l’époque biblique et a varié avec le temps. Elle a été largement mise de côté par les autorités religieuses à compter du IIe siècle JC, avant d'être réintroduite par des laïques et quelques religieux sous la forme du sionisme au XIXe.

Le sionisme est une idéologie politique fondée par Herzl en1897 mais inspirée des textes bibliques qui prônent un état juif pour les juifs en Palestine suite à la montée de l’antisémitisme et de la persécution des juifs en France lors des évènements de l’Affaire Dreyfus.

Quatre hypothèses fondent le sionisme :

-         l’existence d’un peuple juif ;

-         l’impossibilité de son assimilation par les sociétés où il vit ; (ce qui est contestable).

-        son droit sur la terre promise ;

-       l’inexistence sur cette terre d’un autre peuple qui aurait aussi des droits.

 

C’est à partir de 1881 que les premiers sionistes (la première aliya laique et motivée par la politique et par la création d’un état pour les juifs.) ont commencé à émigrer en Palestine. A ce moment, il n’y avait en Palestine que 25000 juifs de la aliaya religieuse qui étaient venues juste pour chercher de meilleures conditions que dans leur pays d’origine. L’immigration de la aliya religieuse remonte à des siècles.

Les aliyoth sionistes ont fortement développé la population: il y a en 2005 presque 5.300.000 Juifs en Israël.

 

Ceci dit, il semble clair que la création d’un état juif (fondé sur le critère religieux comme nul part ailleurs), comme il a été déclaré  par Bush en 2007, n’est pas un simple hasard mais une ruse visant à vider la Palestine des arabes musulmans et chrétiens vivants dans les territoires occupés en 48 ; ce qui implique leur expatriation! Et ainsi , Israel serait un pays d'où serait exclues toute autre communauté religieuse.

La ruse  de la politique sioniste et le parti pris occidental aux aguets depuis un  siècle se poursuivent , jusquà nos jours, et nous verrons dans le prochain article qu'ils ont pu mener aux négociations qui ont été conclues par la déclaration de Balfour  en 1917 et à la création de l’état sioniste nommé « Israel » en 1947.
                                                                                                                    
Samia Lamine.



  ( A suivre)

  LA PALESTINE: Histoire d'une peau de chagrin. (II)


  
                                                   

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 22:52






Voici une lettre de Sigmund Freud, l’une des grandes personnalités historiques qui dans le passé comme d’autres dans le présent ont résisté au sionisme.
Cette lettre, longtemps tenue secrète,  semble avoir été écrite par son auteur suite à une demande d’associer le père de la psychanalyse au combat pour la création et la défense de la création de l’état sioniste en Palestine.

Voici l’article paru dans le Nouvel Observateur auquel j’ai fait subir quelques transformations au niveau de la présentation typographique uniquement.

 

 

                                                                                                                

"Mes réticences sur le sionisme
Exclusif. (Le nouvel Observateur.)

 

La lettre originale du fondateur de la psychanalyse sur le futur Etat d'Israël était restée cachée depuis 1930. La voici dans son intégralité.

 La lettre de Sigmund Freud que nous publions, datée du 26 février 1930 et adressée à Chaim Koffler, membre de la Fondation pour la Réinstallation des Juifs en Palestine (Keren Hayesod), est traduite pour la première fois de l’allemand dans son intégralité par Jacques Le Rider. Elle est publiée par la revue «Cliniques méditerranéennes» (n° 70, Erès, 2004)




"Vienne, 19 Berggasse,


26 février 1930


Monsieur le Docteur,

 
Je ne peux pas faire ce que vous souhaitez.

 

Ma réticence à intéresser le public à ma personnalité est insurmontable et les circonstances critiques actuelles ne me semblent pas du tout y inciter. Qui veut influencer le grand nombre doit avoir quelque chose de retentissant et d’enthousiaste à lui dire, et cela, mon jugement réservé sur le sionisme ne le permet pas.

 

 J’ai assurément les meilleurs sentiments de sympathie pour des efforts librement consentis, je suis fier de notre université de Jérusalem et je me réjouis de la prospérité des établissements de nos colons.

 

 Mais, d’un autre côté, je ne crois pas que la Palestine puisse jamais devenir un Etat juif ni que le monde chrétien comme le monde islamique puissent un jour être prêts à confier leurs lieux saints à la garde des juifs.

 Il m’aurait semblé plus avisé de fonder une patrie juive sur un sol historiquement non chargé; certes, je sais que, pour un dessein aussi rationnel, jamais on n’aurait pu susciter l’exaltation des masses ni la coopération des riches.

 

Je concède aussi, avec regret, que le fanatisme peu réaliste de nos compatriotes porte sa part de responsabilité dans l’éveil de la méfiance des Arabes. Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur Hérode une relique nationale qui défie les sentiments des habitants du pays.


Jugez vous-même si, avec un point de vue aussi critique, je suis la personne qu’ il faut pour jouer le rôle de consolateur d’un peuple ébranlé par un espoir injustifié."

 

 Freud .

 

 

Références :

 

Henri Tincq : article paru dans le monde le 5juillet 2003)

Le nouvel observateur : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 20:32

NUIT ESTIVALE.


 

Dans la nuit, le rivage murmure son chant
Et chantonne aux pieds nus des promeneurs charmants.

Le ballet des belles nues, légères, gonflées,
Et transparentes, danse, en toute liberté.

L’oeil opale de la voûte sombre mais irisée
Reluit dans la pénombre de l’onde bercée.

Alors, le cygne blanc de mon cœur bat ses ailes
Et s’envole, tout grisé, très haut dans le ciel !

 

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