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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:35



Celui qui n'avait jamais vu la mer. JMG Le Clézio.

 LE CADRE TEMPOREL.  

 

                  

      UNE DATE : A la fin du mois de septembre- au début de l’hiver- quand les élèves se sont réveillés –

(Les seules précisions temporelles ancrant les évènements dans le temps)

 

 

LA DUREE :

 

 AVANT LE VOYAGE :  (37 Lignes)

          Le narrateur, au début de la nouvelle, résume les premières années de la vie de Daniel jusqu’aux préparatifs du voyage en 37 lignes. (.environ 15 ans en 37 lignes)

 

 

APRES LE RECIT DU VOYAGE : (37 lignes)

        Les 37 dernières lignes évoquent la durée de l’aventure de Daniel « qu’a t-il fait tous ces jours, tous ces mois ? » et elles résument aussi en quelques lignes ce qui s’est passé au collège pendant l’absence de Daniel : la réaction et l’attitude des adultes, l’inquiétude des élèves et leur complicité secrète avec Daniel dont la fugue suscite leur intérêt.

 

 

LE VOYAGE /  QUETE  : (373 lignes)

             L’absence de Daniel a duré des mois sans précision aucune. Les mois évoqués ne peuvent être comptéS vu le manque d’indices. Ce qui est évident c’est que la clausule nous resitue au collège. Donc, ou bien l’année scolaire n’est pas terminée ou bien c’est d’une autre année scolaire qu’il s’agit.

 

           Par ailleurs, si on suit le cycle du soleil, on croirait que l’aventure aurait duré deux jours : 

·        « la nuit à bord d’un tain)- le départ-(l 77) :
33 lignes- une nuit

·        « Quand il se réveilla, le soleil était dans le ciel » (L100) :
111 lignes- une journée = dilatation du récit .  
                     

·        « pendant le reste de la journée ( L211)……… .dans la grotte- ligne215) :
5 lignes –une nuit .

·        « quand la lumière du soleil apparaissait…. Il se levait et sortit de la grotte » (L 220) :        189 lignes - Une journée = dilatation du récit

 

·        « la lumière du soleil baissa lentement comme une flamme qui s’éteint » (ligne 409)    la nuit arrive.

 

                                                      12 heures +12heures+12 heures+12 heures =   2 jours

 

       Or, l’emploi de l’imparfait et d’autres indicateurs temporels tels que « comme chaque jour » (188), « pendant les premiers jours » (L186), « depuis des jours » (L189), "les premiers jours » (L215) montrent que le narrateur raconte une fois ce qui s’est  passé plusieurs fois. Ceci permet de dire que la quête a duré plus que deux jours.

 

LES ANALEPSES: ( au plus que parfait)

 

·        P 183 « il n’avait rien dit à personne… » les préparatifs-(6 lignes)

·        P184 « cela faisait plusieurs jours qu’il n’avait pas dormi. »

·        P185 il avait imaginé…. »

·        P187 « c’était lui que Daniel avait connu tout de suite le premier jour….. » (la rencontre avec le poulpe) (une trentaine de lignes)

 

 

LE DISCOURS DIRECT :
      Plusieurs interventions directes du personnage permettent de raconter une fois ce qui s’est passé une fois. « La mer ! La mer ! » (2 fois)- « bonjour Wlatt »- et l’interpellation des vagues              « Viens ! Monte…. » (174)-(175)-(177)

 

         Constatations :

1)      Une seule date.

2)      Une durée apparente de la quête (2 j) et une durée réelle (plusieurs mois imprécis).

3)      Une dilatation du récit à plusieurs reprises permet de vivre avec le personnage les moments les plus intenses de son expérience affective et l’interaction de son être avec l’espace.

4)      Des analepses rétrospectives tantôt explicatives (les préparatifs du voyage- ) tantôt introspectives éveillées par un souvenir (la rencontre avec le poulpe- l’évocation  de Sindbad (2 fois)-…

5)      Le narrateur -élève est plus conscient de la durée car c’est lui qui évoque « les mois, les semaines »

 

       Toutes ces remarques nous permettent de dire que le temps réel dans « Celui qui n’avait jamais vu la mer » est celui de la conscience.

EN EFFET, dans cette nouvelle, Daniel vit le temps à travers ses souvenirs, ses émotions, ses sentiments et ses impressions devant la beauté de la nature et le narrateur nous le fait vivre à travers son âme, celle du personnage qui vit comme en rêve cette expérience qui lui fait découvrir « le pays étrange » extérieur en même temps qu’elle le révèle à lui-même.

 

 


       Bref, on peut  conclure que dans cette nouvelle le temps dans « Celui qui n’avait jamais vu la mer » retrace l’activité psychique du héros qui se trouve en même temps en quête de l’espace et de lui-même.

La durée, la date importe peu pourvu d’y arriver et cela peut durer toute une vie : depuis les premières découvertes de l’enfant de 3 ans qui tâtonne les objets autour de sa mère en les mettant dans sa bouche en passant par les premières interrogations des adolescents sur le monde jusqu’à la découverte de soi comme on dit à l’age adulte. Encore faut-il avoir résolu les complexes, les névroses et tous les traumatismes accumulés et refoulés dans notre inconscient.

La quête de soi semble une tâche dure qui peut perdurer toute la vie sans que l’on puisse voir la mer par delà les dunes de sable à moins qu’on décide de ne pas suivre  la politique de l’autruche et d’y aller sinon on risque de continuer toute sa vie dans la prison de l’angoisse comme les amis de Daniel attiré par l’aventure mais incapables d’en prendre le risque. Solution de facilité? Soumission au destin ou au réel ? Ou tout simplement peur de soi ?!

 

Samia LAMINE.

 

A lire aussi: Voir les liens ci-dessous:


La structure de la nouvelle de JMG Le Clézio: "Celui qui n'avait jamais vu la mer"

 

Le cadre spacial dans " Celui qui n'avait jamais vu la mer. (JMG Le Clézio)

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 22:35


                                                                                                                                            
                                                
              Spleen.                                   

                     







Longue nuit où le silence ensilé anéantit

Mots des maux qu’on éteint comme une bougie

Envolement d’ailes enfouies qu’on abolit

Rêves brisés sur les noirs récifs assoupis

Désert sans mirage sans senteur sans mélodie

Ciel lourd qui s’abat sur l’aura du jour qui luit

Gouffre sans fond qui s'ouvre au fond de la nuit

 

Samia Lamine©2009

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:31












  

                 



                                                             

                          




















                                  

MOSQUEE DJERBA.                                                                             Synagogue.(Djerba-Ghriba)

                                                                                      



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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 11:05




QUE SERAIS-JE SANS TOI

(Poème d'Aragon)

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
Que serais-je sans toi que ce balbutiement  

Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
 
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson  
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne 
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu 

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines 
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon 
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines 
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines 

 

Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne 
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne 
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux 
Tu m'as pris par la main comme un homme heureux 

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre 
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant 
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre 
Que serais-je sans toi que ce balbutiement  


 
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 19:08






AUBADE.

La musique des mots
Violon ou tambour: aubade
D'un monde nouveau.

 


Samia Lamine
©2008

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:00


SOLITUDE.


Les murs

blancheur de neige

REGARGENT


Silence de glace
Paroles muettes
Lumière noire
Fraîcheur sèche
Chaleur froide
Vie morte

                                                   ‎00h00

Samia Lamine©2006


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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 23:34

   

                                                                                                  



BLEU, BLANC, VERT.


                                  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  





                                                                                                           
                                                                                             

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:37






Accalmie.

 

La houle ébranlée,

la veille,offre ses turquoises

Aux ailes du ciel.

Samia Lamine©2009



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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:19




AGONIE


 Elle a regardé
Dans l'océan de tes yeux
Et a expiré.

 

 

Samia Lamine©2008



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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 22:09



MES MOTS.

Je transplante les racines
De mon rosier
Dans ma Page
Assoiffée.

Je l’arrose avec les images
Soufflées
Nées dans ma poitrine
Gonflées.

Bourgeons nus
Naissent
Roses avec épines
Poussent 
Reflets des maux
De la terre.

Fragrance des mots
De mon amour
Rythme
De tant de merveilles
ET
De tant de misères :

 
La foule et chaque homme
L’espérance ou les peurs
Les rires ou les pleurs
La graine et l’univers
Et leur mystère
La beauté ou la laideur
L’ici et l’ailleurs.


Les mots
Souffle
De l’air
La terre
Et l’eau

O
h

L
e
s


M
o
t
s

D
e
b
o
u
t
!



Samia Lamine©2008

 

 

 

 

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