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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 14:45


MES CONDOLEANCES AU MARI ET A TOUTE LA FAMILLE DE
 MARWA CHERBINI.
PAIX SUR SON AME!!!


 

                                                    POUR QUEL DELIT A T-ELLE ETE TUEE?





Le 1er juillet, un homme de 28 ans ouvertement xénophobe a poignardé une jeune mère de 32 ans, enceinte de trois mois, dans un tribunal de Dresde. La victime, Marwa El-Sherbini, une pharmacienne, qui portait le voile, était venue témoigner après un incident qui remonte à août 2008, lorsque Marwa a poursuivi en justice pour diffamation son assassin, Axel, un chômeur de 28 ans après qu’il l’a traitée de « terroriste » parce qu’elle portait le hijab (voile islamique).
Au sein du tribunal, l'accusé a réussi a poignarder la jeune dame : 18 coups!!??
.
On se souvient tous de la chaussure lancée sur Bush. Montadar Ziadi n'a pas eu le temps de lancer sa deuxième parce qu'il a été  attaqué et arrêté à l'instant!        
Pourquoi et comment personne n'a intervenu pendant tout ce temps?? 


                                  DES FLEURS POUR TOI MARWA


Samia Lamine.      


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:22



                                                                 LA VOIX DE LA POESIE.




Voix   frémissant de beaux  jours                       

Palpitant de rêves et d’amours

Voix  née dans les quartiers et les rues

Miroir de la boue et des moues

Voix  tenant l’espace par tous les bouts

Et  distillant le temps goutte à goutte

 

Beauté des sens et des émois

Rimée rythmée ou libérée

Toile de mille couleurs tracée

Messages chauds dans une bouteille

Chants sons  fredonnés dans une oreille

Vers panseur de l’esprit et du cœur

Battant de l’homme et de l’univers

 

Mat  malmené par le vent et par la mer

Ta voile gonflée prélude de beaux accords

Demain sera l’éclaircie après la pluie

Les mots survivants jetteront l’ancre salutaire

Et la  fugue folle de la vie sombrera dans l’oubli

 

Oh ! Voix  sempiternelle

Ame de l’humanité éternelle

Samia Lamine©2009

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:15






J’ai voulu rendre hommage à Mickael Jackson bien que je n’aie jamais été de ses fans. Mais, sa fin tragique après sa gloire, 

m’a secouée comme elle a choqué le monde entier d’autant plus qu’il n’avait que 50 ans ET qu’il est une célébrité qui a marqué l’histoire de la chanson et du music-show.

Sa mort brusque a poussé plus d’un à méditer sur la carrière et le sort du phénomène siècle Mickael Jackson.

 

LE MTYTHE MICKAEL JACKSON :

 

Comme beaucoup de stars, Mickael Jackson est devenu un mythe que les jeunes adorent et auquel ils s’identifient et l’imitent en tout : ses gestes, son habillement, son comportement, son style musical, ses clips , ses idées …

Cet artiste colossal est devenu un modèle à suivre tant il était polyvalent : chanteur, compositeur, danseur, chorégraphe, décorateur, acteur …

Il est devenu un idéal dans une époque où les valeurs humaines et la sensibilité sont  sur les bancs des accusés.

En effet, en ce siècle de la techno, cet artiste qui a mené une vie dure, depuis son enfance, s’est montré sensible aux injustices, au racisme et à toutes les formes de souffrances que l’homme puisse connaître. Ses chansons en font échos et ses actions aussi.

Ainsi, on l’a vu chanté pour la liberté, l’égalité …et agir pour des œuvres de bienfaisance et de charité privilégiant  les enfants et l’enfance.

De ce fait, en lui, les jeunes ont trouvé ce qui leur ressemble : la modernité ayant encore une âme !

 

LA FIN TRAGIQUE  DU ROI MYSTERIEUX :

 

La dernière décennie de sa vie a été marquée par beaucoup d’évènements fâcheux qui auraient eu un grand effet sur son état d’âme et sa psychologie et auraient accéléré sa fin : les dettes, les procès, l’échec de certains albums, les rumeurs…

 

Si la question des dettes et des échecs ne constituent en aucune façon une particularité de la vie de notre artiste ni encore les rumeurs , celle qui a circulé autour de Jackson qui serait mort musulman mérite qu’on s’y arrête.

En effet, M.Jackson se serait converti à l’islam il y a quelques années sous l’influence de son frère Jermaine et son ami  Youssef  Islam (Cat Stevens) et aurait reçu la bénédiction d’un Imam musulman après sa « chahada » condition sine qua none pour que tout musulman puisse se considérer et être considéré en tant que tel. Il  aurait adopté un prénom proche du sien et qui est celui du prophète « Mikaeel » et aurait préparé une chanson qui serait la plus grande preuve de sa conversion s’il se confirmait qu’elle est sienne ; il s’agit de « GIVE THANKS TO ALLAH » que certains mettent en doute et l'attribuent à Zain Bhikha ou à Youssef Islam (Cat Stevens).

 

 

 

 

  
Give thanks to Allah,

For the moon and the stars

Praise Him all day for what it and what was

Take hold of your "Iman"

Don't give in to "Shaitan"

Oh you who believe please give thanks to Allah.

Allahu Gafur, Allahu Rahim, Allahu Yuhib-ul-Muhsinin,

Wa Khalikuna, Wa Razikuna, Wahua Alla Kulli Shai-in Kadir

 

 

Allah is Gafur, Allah is Rahim,

Allah is the one who loves the Mohsinin,

  He is a creater, He is a sustainer

And He is the one who has power over all.

 

 

 Depuis hier, j'écoute cette chanson de Mickael Jackson que je viens de découvrir.

Et j'y trouve le cœur et l’ âme d’un mystique. J’y trouve  un souffle imprégné par le « Nasheed » (chant religieux) ou le « tajwiid » (lecture du coran).

J’y trouve ,aussi, la voix d'un ange venu du ciel pour insuffler une révélation au monde où le mal règne.

Quant aux paroles, elles me rappellent le contenu de la sourate  "Al fatiha" qui commence par "al hamdou lillahi" ( remercions ALLAH), traduite dans le titre de la chanson par "Give thanks to Allah" , et les noms d’Allah « asma ou laahi il housna. » (al ghafour, arrahim, al khalkou, arrazik, al kaadir, al mouhib...)

Aussi, il serait bon d’attirer l’attention sur les trois verbes à l’impératif qui s’adressent à l’auditeur pour l’exhorter à être un bon musulman « praise him… » (Priez –le…), « take hold of your Iman » (maintenez votre foi) et (« don’t give to sahitan » (ne vous laissez pas entrainer par le diable).  

 

 

Le mystère a entouré la mort de MJ ( 2autopsies, des funérailles supprimées, des témoignages, des enquêtes….) fait de sa mort précoce, suite à un arrêt cardiaque, quoique possible naturellement vu le stress vécu par l’artiste depuis des années et les traitements médicaux auquel son corps aurait réagi, une énigme que seul lui peut éclairer. Mais il est mort avec son secret !

 

 Le temps mettrait-il fin à cette énigme, Mickael Jackson??? Serait-il réellement mort musulman ? « Give thanks to Allah », était-elle sa chanson ? Pourquoi avait-il déclaré que les concerts de Londres seraient les derniers ? Allait-il exiler la scène ?

 

Surement la vie et la mort de Mickael tiendront le souffle des écrivains et journalistes pendant un long temps, qu’ils soient défenseurs ou détracteurs de l’artiste défunt.

 

Quoiqu’il en soit, le mythe de Mickael Jackson demeurera encore pour des générations !

 

BREF, finalement, je ne peux dire que SON ÄME REPOSE EN PAIX ! ALLAH YARHAMOU !

 

 

LAMINE SAMIA. (le samedi 4 juin 2009)

 
YAHOO ACTUALITES:


http://fr.news.yahoo.com/3/20090703/tcu-musique-jackson-sedatif-839b412_1.html

 

http://fr.news.yahoo.com/fc/michael-jackson.html

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 19:36



Explorer le monde avec un luth

Le luth est un instrument chargé de signification symbolique. Il incarne la convergence acoustique de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique qui forment la circonférence irrégulière de la Méditerranée. Un luthiste capable d’explorer les replis les plus secrets du son et de réfléchir longuement et amoureusement à l’héritage musical du monde arabe et islamique en général, est donc témoin de transformations culturelles aussi complexes que profondes.

La difficulté de cataloguer sa musique donne la mesure de la qualité de son parcours artistique. Échappant à tout étiquetage, ou plutôt se faufilant à travers les définitions qui vont du jazz au new age en passant par la world music, Anouar Brahem a confirmé une liberté d’expression peu commune dans l’environnement musical dans lequel il travaille. Entre les chansons populaires et les grands orchestres pléthoriques, on pourrait penser qu’il y a peu de place pour un soliste. Pourtant, avec ténacité et patience, il a réussi à se faire une vraie place, là où son instrument semblait voué au rôle d’accompagnateur du chant. Si de nombreux jeunes luthistes d’aujourd’hui considèrent l’oud comme un instrument particulièrement expressif, c’est beaucoup grâce à l’exemple donné par ce musicien tunisien, ainsi bien sûr que par les frères irakiens Jamil et Mounir Bashir.

Son penchant pour les formes cosmopolites de musique arabe, d’influence turque, révèle à la fois sa conception de l’oud, liée à l’essence du langage traditionnel (frontière transnationale représentée par les constellations modales, maqamat en arabe) et la parenté organique entre les divers membres de la grande famille des luths méditerranéens. D’où ses allusions à la guitare, au saz et au baglama, éléments d’une identité composite où ressortent les affinités entre des instruments qui sont autant de véritables piliers musicaux.

Son élan vers l’Orient, de la Tunisie et du monde arabe vers l’Asie, de la Turquie à l’Inde, suggère une curiosité jamais apaisée. La rigueur et le perfectionnisme sont évidemment des traits distinctifs, essentiels, de l’art musical islamique. On y trouve d’un côté la propension aux géométries mélodiques et aux motifs symétriques, sorte d’hérédité “classique”, et de l’autre la capacité à s’abstraire du présent, de l’histoire et de la matière, transformée en sons sublimes et délicats. La façon dont Brahem conjugue des formes ouvertes et fermées révèle sa personnalité artistique.

VOIR SUITE DE L'ARTICLE DANS LE SITE DE ANOUAR BRAHAMlink 
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 20:49




Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souv'nirs ça t'as une de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment... avec le temps... on n'aime plus

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 23:11

La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l’« élection volée »

par James Petras*


L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.

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« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.


Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).


Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

 

Le bobard de la fraude


Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables

gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».


Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.


Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…


Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.


L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre
[1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.


De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.
 

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.


L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.


L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.


La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..


Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée »
[3]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…


 
James Petras


James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire.

Traduction Marcel Charbonnier


 
[1] Washington Post, 15 juin 2009

[2] Washington Post, 15 juin 2009

[3] Financial Times, 16 juin 2009, p. 4.

 

  SOURCE DE L'ARTICLE : link  VOLTAIRENET

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 13:15



SI VOUS N'AVEZ PAS UN CLAVIER EN ARABE , EN VOICI UN:    link  (Lexilogos)

ECRIVEZ VOTRE TEXTE ET COPIEZ  PUIS COLLEZ où vous voulez.

N'est-ce pas une trouvaille pour certains????? En tous cas, moi, je l'espère.



BONNE JOURNEE A TOUS.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 17:22
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 17:15





CONTE DE FEES CONTREFAIT.

 

Il était un jour,

La pluie pleurait avec elle

Ses amours perdues.

 

Mais, elle le vit,                  

Défia son sort et sortit...

Et ils s’embrassèrent.

 

Elle était sa reine,

Nul roi, comme lui, n’était:

Un conte de fées!

 

Un soir, qu’ils dormaient,

Il se leva et partit

Sans la regarder.

 

Ereintée des mois,

Elle  enterra ses émois

Perrault et ses rois.

 

Samia Lamine©2009

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 20:46





ETOILE D4ORIENT.

L’étoile NAISSANTE

DU CYGNE saignant CRIANT

Toute scintillante.

 



Samia Lamine©2009

 

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