Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:47

 

 

 

1) Une semaine après le déclenchement des manifestations en Libye, Islam Gaddafi ,le fils du colonel, prononce son premier discours au peuple. Il déclare que Gaddafi se défendra jusqu'au dernier homme, qu'il ira jusqu'au bout. Bien plus, il va jusqu'à annoncer, sur un ton déterminé, une guerre civile.

Quand on n'a pas honte ,on fait ce qu'on veut pour ne pas perdre un pouvoir qui dure depuis 42 ans!

2)  Suite à ses menaces au peuple qui n'est armé que de sa voix et de sa colère, il annonce la deuxième république!!! Gaddafi fils serait le chef de cette république logiquement puisque la question de son héritage soulève les polémiques depuis des années! Une république à hériter n'est pas une nouveauté libyenne... Moubarak et Ben Ali et sa femme comptaient faire de leur enfant de 7 ans un héritier!

"Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux "

(La Fontaine)

 

3) Plusieurs institutions gouvernementales, des postes de police, maison de télévision, aéoroport seraient tombés entre les mains du peuple.

 

4) Il y aurait plus de 300 martyrs en Libye. Pour un peuple qui ne compte que 4 millions d'habitants, la Libye connait le plus grand nombre de victimes. Outre des forces policières et les membres des comités populaires, les manifestants ont été la cible des mercenaires africains et de snipers .

200px-Muammar_al-Gaddafi_at_the_AU_summit.jpgUn criminel à juger et à condamner pour des crimes contre son peuple.

Le sang du peuple crie vengeance !!!

   

5) A cet instant où j'écris ces quelques brèves, des informations disent que la police libyenne vient de rejoindre les manifestants dans la capitale Tripoli.

Les prémices de la fin de Gaddafi!

 

6) Le même scénario chez les dictateurs. Avant de s'attaquer à leur peuple, ils déconnectent le l'internet et les médias. En effet, depuis deux jours, Al Jazeera voit ses chaines brouillées.

Sous les dictatures, il faut vivre myope ou mieux aveugle et de surplus sourd!

 

7) Paix sur l'âme des martyrs enfants du combattants Omar Mokhtar de la liberté.omar.jpg

                                                                        Omar Mokhtar.

8) Gaddafi aurait quitté la Libye selon certaines sources d'informations. Sa dernière apparition date de Vendredi quand il a accompagné certains membres des comités populaires de son parti au pouvoir depuis 42 ans.

Les cinq dernières minutes du pouvoir le plus long!

 

love-129781368978.png Je t'aime oh peuple!

 

 Mardi 21 février 2011 (13h)

Repost 0
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 22:06

 

                          Le nouveau grand moyen orient.

 

 

 

1) Au Yemen, les manifestations anti régime durent depuis quatre jours malgré la repression de la police d'émeute et les bombes lacrymogènes. Est ce le tour de AAAAli Aaaabdallah Salah par ordre alphabétique?

2) Le peuple bahrainien pleure son premier martyr, Ali Mtimaa. Le  courant de révolte n'épargne pas les régimes monarchiques. " ET si le peuple, un jour choisit la vie..."

3) Hier, le 14 février, les tunisiens ont fêté deux fêtes de l'amour: La Saint Valentin et la sainte révolution âgée d'un mois.

 

4) Les migrants qui ont envahi l'Italie seraient, selon Sihem Ben Sedrine, des agents de payés par Leila Trabelsi pour salir la Tunisie. La version ne m'étonne pas car comment des fugitifs pauvres, hâtés , très mal habillés, sans valises ont pu payer de deux millions leur voyage( environ 1600 euros) pour quitter leur pays où ils prétendent qu'il n'est plus possible de vivre faute de sécurité? Ils seraient selon moi, les prisonniers fugitifs et des miliciens.De plus plusieurs bâteaux ont été achetés à prix double pour ces opérations clandestines.

Tata Leilasconi et la nostalgie du pays de la solidarité. mdr!

 

4) Le verbe "dégager" a fait tomber Ben Ali et Moubarak. A l'impératif , il est magique. Dès qu'on le crie, dans la rue, les voeux des peuples sont exhaucés.

                                                                       

                                                                                 Dégage...Dégage...Dégage...

                                                      

 

 

 

 

    

 

5) Un bonnet rouge sur le mot "dégage". Et pourquoi pas une chéchia ou un tarbouch traditionnel pour faire local ? V.Hugo ne sera pas fâché des Gavroche et "des misérables" ou "bou assa"  arabes. Taha Houssein en retrouverait la vue s'il était vivant.

TARBOUCH.                                    CHECHIA.                                                                                                                          Bonnet rouge 1789                 

.

 

 

6) La parole en Tunisie est libérée mais l'action est freinée par les clans réactionnaires du RCD et des agents de l'ancien régime.

When only the head is gone.

 

7) Au Yemen, Ali ne dort pas. Il est obsédé par les slogans "dégage"  et " Le peuple veut ... il veutfaire tomber le régime." Les manifestants se trouvent en sandwich entre la police et leur matraque et les adepte de Ali. Il était , pourtant, bien beau et bon Ali avant le 11 septembre!

Quand les USA tire les ficelles entre les palais au moyen orient.

 

8) La révolution a eu un effet cathartique. En effet, elle a guéri les peuples arabes en exorcisant leur peur de lors corps . La parole s'est libérée, l'energie a quintuplé et les pharaons sont métamormophosés en cartons.

Il a fallu, seulement,attendre le déclic pour que la terre tremble sous leurs pieds. En Tunisie se fut l'immolation de Bouazizi et pour les autres pays arabes , ce fut la réussite de la révolution des tunisiens.

 

Le silence qui a trompé tout le monde: les dictateurs et les forces qui les ont soutenus.

 

9) Les Trabelsisconi sont accusés, preuve à l'appui, d'avoir volé l'histoire et le passé de la Tunisie par le vol et le traffic des centaines pièces historiques de valeur. Ainsi, le buste de Hannibal , vieux de 3000 ans décorait la piscine d'un des mafieux.

Quand l'ignorance gouverne les peuples!

10)  Gueddafi qui est au pouvoir depuis 40 ans semble visé ,aussi. Des centaines d'opposants réclament sa destitution , lui et sa famille qui prépare le petit  Seif à l'héritage de son père.

La république monarchique, vous connaissez pas?!?

 

 

 

11) En Irak, des manifestants sont dans la rue pour combattre la corruption du gouvernement fantoche DE Iyad ALAWI . Je pense que son destin sera celui des américains et de la colonisation qui a besoin que la résistance s'en occupe.

La fin de la colonisation en Irak et de l'occupation en Palestine sera le grand prix pour les révolutionnaires arabes. Sorry Mrs Clinton and Mr Obama. L'orient a besoin de trouver sa liberté sans vous , sans NATO et sans la croix bleue!

 

12) Le peuple est grand! Achaabou akbar!

 

13) J'ai besoin d' à W Bush. Mais où es-tu passé? Tu vois, un nouvel orient va naitre. Un orient que libèrent les forces populaires et non vos bombes  "démocrasiques".

  degage-usa.jpg

SAMIA LAMINE (15/ 02/2011)

Repost 0
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 21:38

tunisiegypte.jpg

 

1) Les tunisiens redoutent que leur révolution soit confisquée.

Ben Ali est parti et a laissé ses pieds ici.

 

2) Le parti baathiste vient d'avoir l'accord pour se former.

Saddam n'est pas mort malgré toute la campagne anti baathiste et les guerres.

 

3) Moubarak et les deux Baraks ont surement dansé en entendant le communiqué de l'armée qui rappelle que l'Egypte respectera les accords conclus avec les pays amis.

 L'armée n'est au pouvoir que provisoirement. Rira bien qui rira le dernier.

 

4) Le 14 fevrier... Voilà un mois que Ben Ali est en exil.

Qui aime Leila suit partout ses pas!

 

5) Moubarak serait encore à Charm Cheikh en Egypte. En attendant, le verdict.

 

6) Chaque week end des cravanes venants de toutes les villes du pays se dirigent vers le sud pour fêter la révolution. "Tous unis malgré le mal et les ennemis" pour préserver notre révolution.

 

7) Le gouvernement Ghannouchi est entrain de gagner du temps

 La voiture est en position marche arrière. Attention, la panne n'est pas impossible.

 

8) Les algériens sont sortis pour manifester leur soutien aux deux premières révolutions. Boutef a mobilisé 30 000 flics anti émeutes pour étouffer 3 000 cris.

Qui se sent morveux se mouche.

 

7) A Tunis, comme au Caire, les jeunes se sont mobilisés pour le nettoyage des rues dans les deux capitales.

Une jeunesse patriote et responsable et pourtant, elle a été longtemps accusée d'être inconsciente.

 

8) Dans toutes manifestations, les photos de Nasser ont fait leur apparition dans tous les pays arabes. Le nationalisme arabe,inscrit dans l'inconscient collectif, jaillit à toutes les occasions.

Tel Aviv doit en être insomniaque.

 

9) Les caisses de solidarité 26/26 et 21/21 n'ont fait que grossir les ventres déjà assez gros.

Attention aux caisses d'aide des pélerins en Arabie séoudite! Arsène Lupin aux cotés de la kaaba!

 

10) Ben Ali serait impliqué dans le bombardement de Hammam Chatt par Israel. Et Moubarak est le bouclier de Tel Aviv.

Le mossad de Carthage à Babylone.

 

11) Le ministre de l'intérieur italien menace d'envoyer des flics en Tunisie pour mettre fin à l'immigration clandestine.

Le néocolonialisme? Le néofachisme?

 

12) Le ministre tunisien des affaires étrangères monsieur Ounaies vient de démissionner.

La révolution a coupé un doigt à Madame ELLIOT et un orteil à Ben ALI.

 

SAMIA LAMINE ( 13/02 2011)

Repost 0
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:08

     ATHWRA                                                                                                      aégyptetunisia mwp

 

 

 

 

 

 

 

1) La démission de Moubarak est accueillie dans la grande joie dans tous les pays arabes du maghreb au machrek.

Dans l'attente de la prochaine feuille d'automne déguisée en pharaon... A qui le tour? Par ordre alphabétique , le tour est à AAAAAbbas? AAAALI AAAAbdallah Salah? AAAArabie Séoudite? AAAAlgérie?

 

2) Moubarak a enfin démissionné!

LE PEUPLE EST GRAND!!!

 

3) La révolution égyptienne changera la carte géopolitique en orient... Un nouveau moyen orient mais pas selon le gou^t des impérialistes.

 

4) Le sommeil de certains dirigeants occidentaux est perturbé par le départ de Moubarak.

Quand la mère s'inquiète sur le sort de son baby Bibi!

 

5) Entre Tunis et le Caire des milliers de prisonniers pillent et saccagent...

Le dernier soupir honteux des trônes perdus!

 

6) Deux prosionistes perdus...

Un pas vers la libération de la Palestine.

 

7) L'armée prend en main (provisoirement) le pouvoir en Egypte...

nasser

Un certain souvenir...  Nasser 1952.

 

8) Les sionistes doivent être entrain de pleurer Omar Souleiman...

A la recherche du protecteur perdu.

 

9) Moubarak étouffe... Gaza respire.

 

10) Quand le vent révolutionnaire soufflera t-il sur Ramallah?

Tout viendra à point à qui a su attendre.

 

SAMIA LAMINE (12/02/2011)

Repost 0
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:13

 

Au diable le second dictateur!!!

mouba11.jpg

 AL-QODS.jpg

LE PEUPLE EST GRAND!

ACHAABOU AKBAR!

aégypte

 

 

 

LE PEUPLE EST GRAND!

ACHAABOU AKBAR!

Repost 0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:27

 

                  BLOG EN PAUSE.

 

 

A l'intention de mes chers visiteurs et lecteurs, mon blog sera en pause pour encore quelques jours.

 

 Je remercie mes amis qui se sont interrogés sur mon absence.

 

                                                                           

                                                               A BIENTOT.

 

                                                                                BISOUS A TOUS.

                                                                                                           Image du Blog bagheera.centerblog.net

 

 

 

 

Image du Blog bagheera.centerblog.net

 

 

                     

 

Image du Blog bagheera.centerblog.net

Repost 0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 04:49

                                             aégyptetunisia mwp  DRAPEAU-copie-1.jpg 

1) L’arrivée à Tunis de Jeffrey Feltman, assistant de la secrétaire d’Etat US pour le Proche-Orient, était en soi un signe annonciateur de malheur.

INGERENCE QUAND TU nous tiens.(24 janvier.)

 

2) Hier, 25 janvier, des manifestations ont été organisées par les partisans du RCD en mouvement de soutien du gouvernement de transition.

Une preuve que le gouvernement est plutôt un gouvernement Ben Ali sans lui.

 

3) Le 27 janvier, les professeurs tunisiens entrent en grève, prévue avant par le conseil administratif de l'UGTT avant la révolution, pour exprimer leur refus de la nouvelle loi sur la retraite élevée à 65 ans.

EN GREVE, POUR NE PAS VIEILLIR EN CLASSE.

 

4) Hier, les égyptiens en colère manifestent par milliers dans maintes villes de la mère de l'univers. Le bilan: trois morts.

Quand le peuple choisit la vie!

 

5) Les manifestations du groupe 14 fevrier ont causé de grand dégâts à Tripoli (Liban). 

HARIRI et les complots contre la résistance.

 

6) Mekati président du gouvernement libanais.

Le peuple choisit l'indépendance et refuse l'ingérence.

 

7) Aljazeera publie des documents qui incriminent le gouvernement palestiniens et les négociateurs pour la paix de trahir la cause centrale des arabes et musulmans.

QUAND LE DOLLAR ET LE SCHEKEL ENTRE EN JEU, LE DRAPEAU BRULE PAR DEUX FEUX.

 

8) Où qu'elle va, Aljazeera est mal aceuillie.

QUAND LE QUATRIEME POUVOIR DENUDE LE 1er,le 2ème t le troisième.

 

9) Le 26 janvier 1980, les émeutes du pain ont éclaté en Tunisie. La police a tiré. Des morts sont tombés. Plusieurs ont été arre^tés. Le lendemain, Bourguiba a donné l'ordre qu'on baisse le prix du pain.

décennie en décennie, la dictature tue la Tunisie.

 

SAMIA LAMINE ( Mardi 25 janvier 2011)

 

 

ATHWRA.jpg

                                                     Source de la caricature: Al Qods Alarabi.

Repost 0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 04:17

Washington face à la colère du peuple tunisien. (THIERRY MEYSSAN)

 

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

JPEG - 40 ko
Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l’Africom— lors d’une cérémonie en mai 2010. L’armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.

Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

JPEG - 15.5 ko
Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est l’oncle de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l’Industrie, Eric Besson.

A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

 
 

 

 

 

 

 

L’insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.

JPEG - 38.6 ko
Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l’important est d’affirmer que les événements sont finis et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

JPEG - 16 ko
Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».

Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.

JPEG - 17.8 ko
Le vrai siège du pouvoir n’est plus au Palais de la République, mais à l’ambassade des Etats-Unis. C’est ici que l’on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l’ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l’Afrique du Nord et une partie du Levant.

Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».

A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.

 

 

 

 

SOURCE DE L'article: Le réseau Voltaire.

Repost 0
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:33

 

 game-over                                                   tunisia mwp

 Le gouvernement de transition refuse de démissionner malgré la volonté du peuple:

 

Depuis hier 23 janvier, les manifestants venus du sud et nord-ouest à Tunis après une traversée à pieds et puis, en train pour certains et pour d’autres, en voiture, camper devant le palais du gouvernement pour demander la démission du gouvernement et dénoncer la tentative de confiscation de leur révolution obtenue par le sang. Depuis hier, malgré les bombes lacrymogènes, ils refusent de quitter la place avant que le gouvernement ne tombe.

 

Personnellement, je ne comprends pourquoi ce gouvernement s'entête à ne pas écouter la voix du peuple. Les centaines de milliers de manifestants sortis tous les jours, depuis le 17 décembre, dans toutes les villes ne suffisent-elles pas pour convaincre que le peuple a décidé d’aller jusqu’au bout de ses droits ? Pourquoi essaye t- on de lui faire peur invoquant l’argument du vide ? Pourquoi ce gouvernement revient-il au langage de bois habituel qui dit que des « groupes veulent créer le vide dans le pays »? Si toute la foule qui envahit le pays n’est que des groupes qui est, donc, le peuple? Et puis, de quel vide parle t- on? La Tunisie regorge de compétences de haut niveau capables de tenir le pouvoir jusqu'aux élections. Et pourquoi dans ce gouvernement tient on tant aux ministres du RCD qui étaient les agents du dictateur ? Et pourquoi les partis de l’opposition ne bénéficient que de portefeuilles seulement sur 14 ? Et pourquoi les partis à tendance nationalistes et unionistes sont-ils écartés ? Et puis après, même les islamistes ont droit à une place. Comment parler de démocratie dans l’exclusion ? Mais, pourquoi ce cramponnement des ministres au pouvoir? Est-ce l'aimant du titre après tant de privations ? Ou est-ce qu'il y une force étrangère quelconque qui les impose et leur impose de tenir tête au peuple et sa volonté?

 

Mais qui a des intérêts dans la politique tunisienne ? Nous savons tous que certains pays ont tout intérêt à ne pas lâcher les brides de leurs intérêts dans ce pays qui aspire à la liberté après deux dictature qui ont duré plus de 50 ans. Mais qui? Ce sont, à mon avis, les mêmes forces qui ont soutenu Ben Ali, leur ami, et lui ont offert tous les moyens et droits de mater le peuple au nom du combat de l’islamisme et du terrorisme d’Al Qaida. Ces mêmes forces qui ont abandonné le peuple aux balles du dictateur qui leur faisait croire que les manifestants étaient des terroristes. Ces mêmes forces qui entendent retracer la carte géographique du moyen orient en vue de permettre aux sionistes de demeurer la plus grande force au moyen orient ! Les mêmes forces qui sont venues en Irak (arabes ou étrangers) pour détruire toutes les assises du présent et du passé de ce pays devenu une menace pour le néo- impérialisme et pour le sionisme de par son idéologie et sa force militaire. Ces mêmes forces qui reprennent la même chanson des armes nucléaires en Iran comme ils l’ont fait en Irak. Ces mêmes forces qui en s’infiltrant dans la politique libanaise le privent de stabilité depuis 1975. Ces mêmes forces qui font de l’islam une religion terroriste pour faire échouer tout mouvement de résistance à l’occupation, à la colonisation et à l’ingérence dans les affaires intérieures des peuples et toute souffle de démocratie car la nôtre ne sert pas leur agenda.

 

Le peuple tunisien a tranché. Il est déterminé à préserver sa révolution de toute tentative de faire avorter ses sacrifices pour réussir sa révolution pacifique. Il est déterminé à ne céder qu’à sa volonté : ni celle qui lui parle encore sur un ton paternaliste infériorisant ni celle qui sent l’odeur de l’extérieur menaçant.

Le peuple tunisien a souffert. Qu'on laisse laisse ses poumons respirer de l'air.

Basta! Arretez ! Stop! Yakfi dictature! Yakfi* Ingérence ! Obéissez à la volonté du peuple, vous, les héritiers du dictateur, vous les amis du dictateur !

  stop%20foreclosure

"Si le peuple, un jour, choisit la vie

 Assurément le destin s'y plie." Abou Kacem Chabbi.

 

SAMIA LAMINE ( Mardi, 23 janvier 2011)

 

* YAKFI: transcription latine du mot arabe qui signifie "Stop"

Repost 0
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 05:35

 

  lingot.jpg

       

game-over

 

                                           

 

 

 

 

 

 

                                  

1) Le premier ministre annonce son abandon de toute activité politique après la transition. Homme "propre", pourquoi, ne libère t-il pas sa place dès aujourd'hui?

 

2) Hier, 22 janvier est marqué par les manifestations des policiers, des pompiers et de la garde nationale en Tunisie. La révolution n'est-elle pas pour tous?

 

3) Le même slogan est décrié dans tout le pays. "RCD... Dégagez", "Le peuple veut... la démission du gouvernement". (22 janvier.)

 

4) Des habitants du nord-ouest (Seliana, Tala...) se dirigent vers Tunis pour participer aux manifs.

 

5) Du gouvernement de transition sont exclus les personnalité et partis à tendance nationaliste. Ben ALi est en Arabie et ses tentacules en Tunisie.

 

6) L'occident craint la montée des islamistes et des partis nationalistes... Bibi Natenyahou n'est point préservé car pour les tunisiens, sans exception, La Palestine est leur cause centrale.

 

7) La gauche française et les tunisiens immigrés manifestent, aujourd'hui, côte à côte. Quand les hommes libres s'unissent! (23 janvier)

 

8) Les biens de Ben Ali et sa famille seront confisqués et des centaines de dossiers seront examinés par la justice à la demande des victimes de la mafia  dictatoriale. Biens mal acquis....

 

9) Beaucoup de propriétés de la famille de bEN Ali ont été pillées... Des armes s'y trouvaient. Patriotes, taisez-vous!

 

10) La fortune des Ben Ali et des Trabelsi est pahraonique. Leila serait partie avec 1 tonne et demi de lingots d'or retirés à la banque centrale.

 

SAMIA LAMINE.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de SAMIA LAMINE
  • Le blog de SAMIA LAMINE
  • : Mon blog est un miroir... Le reflet de toi, lui, moi… Vous y trouverez mes articles en réaction aux événements de l’actualité… Ma poésie… Des poèmes et chansons traduits de l’arabe… Mes chansons et poèmes célèbres préférés… De l’humour pour rire… mais aussi pour réfléchir... (TOUTE utilisation des articles ou vidéos Youtube de SAMIA LAMINE à des fins commerciales est strictement interdite. ME CONTACTER pour toute AUTORISATION.)
  • Contact

Visiteurs du blog depuis sa création:

174 836 (Dernière mise à jour:23/ 08/ 2017

Recherche


compteur gratuit

Mon recueil : Dabka jusqu'à l'aube. (Poésie)